Aquitaine : pas besoin de l’invasion russe, les préfets, politiciens pseudo-écologistes appliquent la politique de la terre brûlée
samedi 25 juillet 2026 (sources Matiére et révolution)
Où vont les milliards d’impôts, taxes et dépenses publiques consacrés à la transition écologique, au réchauffement climatique ?
Pas dans la prévention des incendies !
Où vont les milliards d’impôts, taxes et dépenses publiques consacrés à l’ « aide à l’enfance » ? Pas dans la protections des garçons de Betharam, ou de Lyhanna.
Des charlatans, les politiciens pseudo-écologistes ! Une incompétente, la préfette de la Gironde !
Des juges, des préfets qui ne font pas ce pour quoi ils sont grassement payés, c’est ce dont sont victimes les habitants de l’Aquitaine !
Vive l’héroïsme des pompiers de base qui combattent le feu et
sauvent des vies !
A bas les bureaucrates des organisations
syndicales des pompiers, qui pratiquent la collaboration de classe
avec les profits de la sylviculture !
Pompiers volontaires, dénoncez votre utilisation comme service incendie bon marché au service des patrons de l’industrie du bois.
La "forêt des Landes de Gascogne" n’est pas une forêt, c’est une plantation, une usine Sevezo à ciel ouvert !
Des habitants ont refusé d’obéir aux ordres d’évacuation, ils ont sauvé leurs maisons ! Quand l’Etat ne s’occupe plus des habitants, l’auto-organisation, la désobéissance sont à l’ordre du jour ! Détruisons cet Etat bourgeois, organisons l’Etat des exploités, comme le fit la Commune de Paris en 1871.
La lutte contre cet incendie, c’est une lutte de classes !
Alors que l’Etat bourgeois est discrédités, les syndicats et l’extrême gauche électorale, veut nous redonner confiance en lui, en faisant voter pour une "politique de gauche" (achat de Canadairs etc).
Incendies de forêts : une catastrophe pas si naturelle que cela.
N° 988 28:07/2026 Depuis des semaines, le massif forestier en France, mais aussi celui dans les pays voisins, en particulier méditerranéens, sont la proie de violents incendies ayant déjà dévoré des dizaines de milliers d'hectares. Ces incendies ont contraint à l'évacuation de dizaines de milliers de personnes essentiellement dans la région de Bordeaux. Des maisons ont été détruites par les flammes et plus grave encore, trois sapeurs-pompiers ont été fauchés dans leur lutte contre ces incendies, des dizaines d'autres étant gravement blessés.
Notre première pensée va vers les familles et les proches de ces soldats du feu tombés en accomplissant, comme ils le font toujours et sans relâche leur devoir de protection des populations et aussi vers les populations, plus de 220.000 personnes, forcées d'abandonner leur domicile et qui parfois ont perdu tous leurs biens. Nous pensons également aux nombreux salariés dont les entreprises sont à l'arrêt du fait de la situation.
La violence et l’étendue des incendies en cours trouvent des explications dans les conditions météorologiques estivales particulièrement sévères conduisant à une sécheresse prolongée favorisant la propagation des flammes. Dans ces conditions, les départs de feu pouvant avoir des causes humaines dues à des imprudences ou des actes volontaires malveillants, mais aussi des causes naturelles : orages, inflammation spontanée des tourbières, prennent rapidement des proportions importantes et parfois dramatiques.
Les Macron, Lecornu et bien d'autres en charge ou antérieurement en charge des affaires publiques se contentent de s'en tenir à ces aspects, en oubliant leurs responsabilités dans l'état de dégradation de la forêt et des services publics de protection jouant un rôle majeur pour contenir ou non l'intensité de la catastrophe en cours.
Souvenons nous, déjà en 2013, une grande manifestation des pompiers eut lieu à Grenoble pour de meilleures conditions de travail. La réponse du pouvoir fut violente. La police a chargé et a tiré des balles en caoutchouc. Quentin, soldat du feu, y a perdu un œil. Le 16 juillet 2010 à Nice, lors d’une autre manifestation de pompiers, un policier avait été photographié en train de mettre en joue à très courte distance des pompiers en tenue, désarmés, avec un lanceur de grenade.
Le 15 octobre 2019 à Paris, les pompiers organisaient une grande manifestation afin de réclamer des moyens et des salaires décents. La répression policière avait été d’une extrême violence. Un pompier avait été éborgné par un tir de grenade. La victime, sapeur-pompier professionnel du Service départemental d’incendie et de secours de Dijon, garde des séquelles à vie. Le 28 janvier 2020, même scénario : des dizaines de grenades explosives jetées contre les pompiers, des blessés innombrables, des nasses et des arrestations. Et toujours pas de réponse aux revendications. Pas plus qu'après la manifestation de 2024.
Le gouvernement a fait la sourde oreille aux alertes répétées des professionnels et des volontaires de la profession. Il a fait d'autres choix, comme celui d'engraisser les profits capitalistes et de préparer la guerre impérialiste. De ce fait, les moyens de lutte contre les grands incendies sont sans commune mesure avec les nécessités des moyens pour les limiter et les combattre. Selon des déclarations de pompiers à la revue Contre Attaque1 : " Il manque plus de 300 camions-citernes» alertait un syndicat de pompiers il y a quelques jours dans les médias. Après les incendies, déjà terribles, de l’année 2022, Macron avait fait des belles promesses : un «pacte» pour remplacer les véhicules vieillissants. Mais «la perte de 1000 engins entre 2004 et 2020» n’avait pas été compensée par les commandes, estime Sébastien Delavoux de la CGT. Un autre pompier syndicaliste interrogé par 20 Minutes expliquait que les vieux camions étaient même devenus dangereux, puisqu’ils «ne correspondaient plus aux normes minimales de sécurité pour protéger les sapeurs-pompiers à bord». Il manque aussi des avions : la France ne compte que 20 bombardiers d’eau, dont 12 Canadair vieillissants et 8 avions Dash."
Lorsqu'il était premier Ministre G. Attal a annulé 53 millions de crédits destinés à la sécurité civile2. La sénatrice Les Républicains Françoise Dumont écrit ainsi, dans un avis rendu en fin 2024 au Sénat3 : " cette annulation a contraint la DGSCGC [la direction générale de la sécurité civile] à renoncer à la perspective de commande de deux Canadair ". En revanche, aucune annulation de crédit, bien au contraire n'a été imputé au budget de la guerre qui, lui, a augmenté très fortement. Ainsi, la loi de programmation militaire 2026 revue en mai pour la période 2024-2030 c'est 436 milliards d'euros soit +36 milliards sur 3 ans pour l’armée !
Mais il n'y a pas que le nombre de canadair en jeu, il y a aussi leur entretien et la pénurie de pilote4. De son côté l'Office National des Forêts a vu fondre ses effectifs de 15.000 à 8.000 agents en moins de quarante ans. Tout le montre, le pouvoir porte une lourde responsabilité dans le délabrement du service public et des moyens mis à disposition pour faire face aux catastrophes et protéger la population.
Alors oui : soutien aux pompiers et à tous ceux travaillant dans ces moments si difficiles à la protection de la population, solidarité avec la population touchée par les sinistres et honte aux politiciens, lesquels depuis des dizaines d'années s'emploient à liquider les services publics afin d'assurer les profits d'un système capitaliste prédateur de l'Homme et de la nature. N'oublions rien !(sources le PCR)
https://contre-attaque.net/2026/07/25/les-pompiers-reprimes-hier-envoyes-dans-les-brasiers-aujourdhui/
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/07/17/deux-canadair-annules-par-gabriel-attal-le-vrai-du-faux-sur-les-moyens-de-la-france-face-aux-incendies_6724131_4355770.html
https://www.senat.fr/rap/a24-150-13/a24-150-13_mono.html
https://www.huffingtonpost.fr/france/article/manque-de-canadair-effet-d-annonce-sur-l-a400m-la-charge-de-ces-pilotes-face-aux-feux-dans-le-sud-ouest_294461.html
Unissons-nous dans la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation.
N° 988 30/07/2026 Le nombre de Centres d’incendies et de secours (CIS) est passé de 8 700 en 2002 à moins de 7 000 aujourd’hui et les Services d’incendie et de secours (SDIS) manquent de financements, notamment pour payer les indemnités des pompiers volontaires. Entre distribuer des centaines de milliards aux patrons et financer la lutte contre les incendies, le gouvernement a choisi. Tous les politiciens de gauche et de droite depuis des décennies démantèlent les services publics : les pompiers manquent de crédits, la flotte de Canadairs est vétuste et ridiculement faible car Macron, Attal et autres n’ont pas jugé nécessaire d’y mettre les moyens. A quelques dizaines de kilomètres des flammes, il y a des usines Dassault où trois avions de chasse Rafale sortent chaque mois des lignes de production. La CGT Dassault révèle : « Dès 2019, [elle avait] demandé le lancement d’études pour un avion de lutte anti-incendie basé sur la gamme Falcon. Cette orientation a été suivie par la direction, qui a présenté en 2023 un projet concret de Falcon 2000 XLS, FireFighter. Pourtant, ce projet n’a pas été retenu par l’État, au motif d’un manque de moyens » ! Visiblement, commander des Rafale et des canons, c’est prioritaire pour le gouvernement, pas la lutte contre le feu. L’impuissance face à ces feux est le fruit d’une société capitaliste guidée par la recherche du profit maximum et immédiat pour le capital.
Les compagnies pétrolières doublent leurs profits
Pour preuve encore les prix des carburants viennent d’atteindre des records au même moment, le groupe TotalEnergies annonce des résultats records pour le premier semestre 2026 :11,4 milliards d’euros de bénéfices net ! 50 % de plus sur la même période de 2025 et les prix des carburants ont augmenté de 40 centimes le litre dans le même temps, pour l’ensemble de l’année les bénéfices atteindraient 21 milliards d’euros, soit +77 % par rapport à 2025 ! La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon est ravie « C’est une chance d’avoir en France un grand énergéticien mondial capable d’assurer notre approvisionnement ». Capable surtout d'exploiter les travailleurs partout dans le monde et de racketter les consommateurs, elle, Macron, son gouvernement défendent inconditionnellement, les capitalistes. Le PDG de TotalEnergies avoue lui-même « nos activités de trading(*) de pétrole brut et de produits raffinés ont beaucoup de succès » il poursuit en expliquant que les prix du pétrole suite au conflit au Moyen-Orient sont une source considérable de « bons coups » financiers! Les compagnies pétrolières ont toutes doublé leurs profits au premier trimestre de 2026, montre l’ONG Oxfam dans une publication du 28 juillet. Les bénéfices cumulés sur l’ensemble de l’année 2026 de BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Shell et TotalEnergies devraient s’élever à 129 milliards d’euros. La revue Nature pointe également la responsabilité écrasante de ces entreprises dans les émissions de gaz à effet de serre: les émissions des cinq plus grandes entreprises pétrolières et gazières dont TotalEnergies seraient, selon cette étude, responsables de près d’une vague de chaleur sur quatre entre 2000 et 2023.
Les travailleurs n’ont pas à payer
Les travailleurs, quant à eux, paieront toutes ces hausses de prix par un effondrement de leur pouvoir d’achat. Face à cette menace d’une nouvelle inflation, s’impose une revendication commune à tous : l’augmentation massive des salaires, des retraites et des pensions et leur indexation sur les prix ! Nos gouvernants nous mènent à la catastrophe et seule la mobilisation des travailleurs peut les en empêcher.
Le chantage à la dette
"Il est urgent d'arrêter la machine infernale de la dette publique", a lancé le ministre, préparant les esprits aux efforts que le gouvernement s'apprête à demander à chaque ministère : 35 milliards d’euros d’effort ! Sans compter l’enveloppe "dette publique" celle-ci s'élèvera à 12,3 milliards d'euros supplémentaires l'année prochaine dans les poches des financiers et l’augmentation des dépenses de l’armée : 6,4 milliards d'euros.
Pas question, a-t-il indiqué, de "mettre la tête dans le sable" en attendant l'échéance présidentielle. Prenons-le à son propre discours pour notre camp. Sonnons la révolte et unissons-nous dans la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation ! C'est le moment de mener action et mobilisation populaires. C’est l’heure de la lutte en faveur des salaires, contre leurs guerres ! C’est l’heure de l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers et là où vit et étudie la jeunesse, dès la rentrée, renforçons l'opposition ouvrière et populaire, afin de se débarrasser du système capitaliste et construire une société libérée de l'exploitation capitaliste : une société socialiste.
(*)Le trading désigne l'activité d'achat et de vente d'instruments financiers (actions, obligations, devises, matières premières, produits dérivés, ou structurés
Lockheed Martin rafle Ultra Maritime pour verrouiller la supériorité anti-sous-marine
Lockheed Martin s’apprête à acquérir Ultra Maritime pour 3,5 milliards de dollars, verrouillant ainsi des technologies anti-sous-marines critiques face aux flottes russes et chinoises. L’opération, pilotée par le fonds Advent International, consolide la domination américaine dans la défense navale occidentale.Adélaïde MottePublié le 6 juillet 2026
Lockheed Martin rafle Ultra Maritime pour verrouiller la supériorité anti-sous-marine | Armees.com
Lockheed Martin s’impose comme acquéreur privilégié d’Ultra Maritime pour 3,5 milliards de dollars, consolidant ainsi son arsenal technologique face aux flottes sous-marines russes et chinoises. L’opération, attendue dans les prochains jours selon CNBC, intervient alors que les dépenses militaires mondiales ont atteint 2,89 trillions de dollars en 2025. Le fonds Advent International, propriétaire actuel de l’entreprise britannique, s’apprête à céder un joyau technologique forgé par la fusion de Cobham et Ultra Electronics.
La menace sous-marine : pourquoi Lockheed Martin mise 3,5 milliards sur Ultra Maritime
Les marines russe et chinoise multiplient les déploiements de sous-marins nouvelle génération dans l’Atlantique Nord et la mer de Chine méridionale. Moscou modernise sa flotte de classe Yasen-M, équipée de missiles de croisière Kalibr capables de frapper à 2 500 kilomètres. Pékin aligne déjà six sous-marins nucléaires d’attaque Type 093B, dotés de systèmes de propulsion silencieux défiant les radars acoustiques occidentaux. La fermeture par Moscou de sept passages ferroviaires avec la Finlande et les pays baltes illustre la tension croissante sur le flanc nord de l’OTAN, où la surveillance anti-sous-marine devient critique.
Ultra Maritime fournit aux marines américaine, britannique et australienne des systèmes de détection acoustique passive, des contre-mesures anti-torpilles et des radars de surveillance de surface. Ses équipements équipent les frégates Type 26 britanniques, les destroyers Arleigh Burke américains et les sous-marins de la classe Virginia. Selon Reuters, plusieurs soumissionnaires restent en lice dans un processus d’appel d’offres concurrentiel, mais Lockheed Martin dispose d’un avantage décisif grâce à ses contrats existants avec le Pentagone.
Ultra Maritime : capacités technologiques et systèmes d’armes
Technologie anti-sous-marine : radar, guerre électronique et contre-mesures
L’entreprise britannique maîtrise trois domaines stratégiques. Ses sonars à antenne remorquée détectent les sous-marins à basse fréquence jusqu’à 150 kilomètres. Ses systèmes de guerre électronique brouillent les guidages de torpilles adverses par émission de leurres acoustiques. Ses radars à balayage électronique identifient les périscopes et schnorkels en surface malgré une mer agitée. Ultra Maritime emploie 3 200 ingénieurs répartis entre Plymouth, Portsmouth et Greenock, avec des installations de tests en Écosse et en Cornouailles.
L’héritage de Cobham et Ultra Electronics en défense navale
Advent International a racheté Cobham en 2019 pour 4 milliards de livres, puis Ultra Electronics en 2022, créant ainsi Cobham Ultra. L’entité résultante combine l’expertise de Cobham en ravitaillement en vol et communications tactiques avec celle d’Ultra Electronics en traitement du signal acoustique. Ultra Maritime représente la branche navale de ce conglomérat, mise en vente début 2026 pour valoriser l’investissement du fonds. Guggenheim et JPMorgan conseillent la transaction côté vendeur.
Lockheed Martin : du F-35 aux systèmes navals intégrés
Synergies avec le portefeuille existant (Patriot, F-35, systèmes navals)
Lockheed Martin produit déjà le F-35 Lightning II, avion de combat furtif vendu à 17 nations, et les missiles Patriot, colonne vertébrale de la défense antimissile occidentale. Le contrat de 35 milliards de dollars pour quadrupler la capacité THAAD américaine témoigne de sa position dominante. L’acquisition d’Ultra Maritime permettrait d’intégrer des capteurs navals aux réseaux de commandement aérien et spatial existants, créant une architecture de défense multicouche du fond des océans à l’orbite basse.
Intégration technologique et capacités opérationnelles renforcées
L’interopérabilité entre les sonars d’Ultra Maritime et les systèmes Aegis de Lockheed Martin ouvrirait la voie à une fusion de données en temps réel. Un destroyer pourrait partager instantanément les coordonnées d’un sous-marin détecté avec des chasseurs F-35 embarqués et des batteries de missiles côtières. L’opération pourrait être annoncée dès cette semaine, consolidant ainsi le leadership technologique américain face aux ambitions navales chinoises.
Implications pour les alliés occidentaux et la dissuasion maritime
L’absorption d’Ultra Maritime par Lockheed Martin soulève des questions de souveraineté industrielle au Royaume-Uni, où les parlementaires scrutent les transferts de technologies sensibles. Cependant, l’alliance AUKUS (Australie, Royaume-Uni, États-Unis) pour la construction de sous-marins nucléaires bénéficierait d’une chaîne d’approvisionnement unifiée. Les marines européennes, déjà clientes d’Ultra Maritime, conserveraient l’accès aux systèmes existants tout en profitant des investissements en recherche et développement de Lockheed Martin, estimés à 1,5 milliard de dollars annuels.
L’opération illustre la consolidation accélérée du secteur de la défense navale. BAE Systems, Thales et Saab surveillent attentivement les conséquences sur leurs propres portefeuilles anti-sous-marins. La course aux fonds marins s’intensifie : qui contrôle les océans contrôle les routes commerciales, les câbles sous-marins et la projection de puissance. Avec Ultra Maritime dans son escarcelle, Lockheed Martin s’assure une longueur d’avance dans la guerre silencieuse des profondeurs.
Discours d’Emmanuel Macron aux armées : « L’engagement a été tenu »
Direction : Ministère des Armées / Publié le : 13 juillet 2026
À la veille du 14 Juillet, le président de la République s’est adressé aux armées depuis l’hôtel de Brienne. Revenant sur dix années de remontée en puissance des armées, Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de poursuivre le réarmement de la France, de renforcer l’industrie de défense européenne et de préserver la condition militaire.
Emmanuel Macron lors du discours aux armées du 13 juillet 2026, à l'hôtel de Brienne
Pour son allocution à l’hôtel de Brienne, lundi 13 juillet, Emmanuel Macron a notamment dressé le bilan des grands chantiers entrepris par la France. Doublement du budget des armées, réarmement du pays, place de la jeunesse, défense de la paix… Les principaux points à retenir.
Dix ans de réarmement : un engagement tenu
Le chef de l’État est revenu sur les engagements pris en 2017, rappelant que la remontée en puissance des armées avait été engagée avant même le retour de la guerre sur le continent européen. « Il y a neuf ans, sitôt élu par les Français, je vous annonçais un tournant historique pour nos armées. […] Je vous annonçais que le budget de la défense serait augmenté, que les engagements seraient tenus et que la France et ses armées seraient à la hauteur de leurs devoirs et responsabilités. »
« L’engagement a été tenu et nous avons bien fait. Avant même que le Sahel ne sombre dans le chaos, avant même que le Proche et Moyen-Orient ne s’enflamment, avant même que la guerre n’arrive sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement. Avant même le lancement de cette guerre insensée que mène la Russie contre la nation et la terre d’Ukraine, avant toutes les turbulences que nous traversons aujourd’hui, nous prônions l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe. »
« Je demandais d’accélérer encore cet effort de défense et fixer pour objectif d’avancer à 2027 l’ambition initialement prévue pour 2030 d’atteindre un budget de 64 milliards d’euros pour nos armées. 64 milliards d’euros en 2027, c’est en dix ans un doublement du budget des armées. »
Les avancées de la loi de programmation militaire
Le président de la République a détaillé les priorités de l’actualisation de la loi de programmation militaire : augmentation des stocks de munitions, renforcement de la souveraineté et des capacités opérationnelles, développement de la résilience nationale.
« Un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros est donc prévu pour la période 2026-2030 avec, vous le savez, trois grandes priorités. D’abord, l’augmentation de nos stocks de munitions et le renforcement de la préparation opérationnelle. Ensuite, des moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté : alerte avancée, espace, feu dans la très grande profondeur, défense sol-air. Et aussi le rehaussement de notre dissuasion nucléaire, en cohérence avec le virage stratégique que nous avons annoncé au mois de mars dernier avec la mise en place de la dissuasion avancée. »
« Cette actualisation doit produire des effets visibles avec des commandes et des premières livraisons dès 2026. Cette actualisation entend aussi renforcer la résilience de la Nation […] et permet au fond de consolider cette force d’âme dont je parlais ici en 2024. C’était une nécessité. On en mesure la nécessité en mer d’Arabie où notre Marine nationale est engagée depuis de longs mois. »
Défendre la liberté avec nos alliés
Revenant sur les opérations conduites par les armées françaises, Emmanuel Macron a rappelé que la France demeurait un partenaire fiable, attaché au droit international et à la sécurité collective. Il a aussi souligné le rôle croissant de l’Europe dans sa propre défense.
« La France est un partenaire fiable, stable, qui tient ses engagements et qui tient une ligne claire. La ligne de la non-belligérance dans les conflits qu’elle n’a pas choisis, la ligne du respect du droit international, de la liberté, y compris la liberté de navigation. »
« L’Europe est en train de devenir une puissance, s’appuyant sur les États qui la constituent, respectueuse de leurs décisions souveraines, mais assumant de se défendre et d’agir unie. Une Europe qui ne sera pas celle des nationalismes qui l’ont longtemps consumée, mais qui, en conjuguant les patriotismes de leurs membres, en agissant unis, nous rend tous plus forts. »
« Le message que nous envoyons au monde est le suivant : oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit, et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre, toujours, et au prix du sang s’il le faut. »
La condition militaire, pilier du réarmement
Le chef de l’État a rendu hommage aux militaires engagés, aux blessés, aux familles endeuillées et aux anciens combattants. Il a réaffirmé que la condition militaire demeurait indissociable de l’effort de réarmement.
« Oui, la Nation sait ce qu’elle doit à ses soldats et à leurs familles. Oui, pour nous défendre, nous avons besoin des meilleurs de nos concitoyens, dans tous les métiers, du combat comme du soutien, pour continuer à disposer d’un modèle d’armée complet. Oui, nous devons attirer. Oui, nous devons fidéliser. »
« La condition militaire est au fond le corollaire du réarmement. Les deux notions sont indissociables. C’est une question de cohérence, de crédibilité et un enjeu d’efficacité. Voilà pourquoi j’ai veillé à améliorer les rémunérations des militaires, la situation des familles des blessés. »
« Je resterai vigilant jusqu’à la dernière seconde à ce que les conditions de vie des militaires, de leurs familles, y compris leur logement, soient améliorées. […] En 2027, une part des primes viendra intégrer le calcul des pensions militaires. »
Le regard tourné vers la jeunesse
Le président de la République est également revenu sur le nouveau service national, dont il avait annoncé le lancement en novembre 2025. Cet engagement militaire volontaire et sélectif est proposé aux jeunes de 18 à 25 ans, avec ou sans diplôme. Il débutera en septembre 2026.
« Je veux saluer l’engagement de la jeunesse de France qui a
répondu présente à l’appel et qui rejoindra dès septembre nos
rangs en effectuant dans les armées son service national. J’irai à
la rencontre des appelés du service national à la rentrée en chef
des armées pour les féliciter. »
« Il est essentiel pour
consolider cette force d’âme. Il est essentiel pour continuer à
recruter les meilleurs. Il est essentiel pour continuer aussi à
accroître notre réserve. »
Produire plus vite et préparer les guerres à venir
Enfin, Emmanuel Macron a appelé les industriels à accélérer leur transformation et à produire davantage et plus rapidement, tout en plaidant pour une défense européenne plus intégrée et plus innovante.
« La guerre en Ukraine et les risques identifiés par la Revue nationale stratégique montrent bien qu’aujourd’hui, ce n’est plus seulement le stock mais le flux qui détermine la stabilité stratégique en Europe. Ce ne sont plus les arsenaux existants mais la capacité d’en produire qui sauront décourager les adversaires. L’Ukraine nous donne à cet égard une leçon spectaculaire. »
« Nous devons continuer d’investir davantage, tant des fonds publics européens que des fonds publics nationaux, mais aussi des fonds privés. Nous devons innover. […] Nos entreprises du secteur doivent s’habituer à prendre davantage de risques, à produire aussi plus vite […] et à tout faire pour bâtir des standards européens et une vraie préférence européenne. »
« Oui, nous devons préparer les guerres à venir. Mais nous ne nous trompons pas : notre capacité à les mener dépendra de notre crédibilité aujourd’hui. Ce sont les guerres d’aujourd’hui que nous devons gagner. C’est notre force à tenir sur le front ukrainien, c’est notre capacité à être là où nos partenaires nous attendent au Proche et Moyen-Orient, c’est notre capacité à continuer à être des partenaires tels que nous l’avons re-conçu en Afrique, c’est notre capacité à nous tenir dans l’Indo-Pacifique qui déterminera notre capacité à tenir les enjeux de 2030. »
