Des
milliers de personnes évacuent leur domicile alors que des feux de
forêt font rage partout au Canada
Plus
de 900 feux font actuellement rage à travers le Canada, dont des
dizaines qui sont hors de contrôle. Plus de 120 d’entre eux sont
en Colombie-Britannique, où les résidents de plus de 2 000
propriétés ont dû évacuer en vertu des premiers 32 ordres
d’évacuation émis vendredi.
Lire
plus
Aquitaine :
pas besoin de l’invasion russe, les préfets, politiciens
pseudo-écologistes appliquent la politique de la terre brûlée
samedi 25 juillet 2026 (sources
Matiére et révolution)
Où vont les milliards d’impôts, taxes et dépenses publiques
consacrés à la transition écologique, au réchauffement
climatique ?
Pas dans la prévention des incendies !
Où vont les milliards d’impôts, taxes et dépenses publiques
consacrés à l’ « aide à l’enfance » ? Pas
dans la protections des garçons de Betharam, ou de Lyhanna.
Des charlatans, les politiciens pseudo-écologistes ! Une
incompétente, la préfette de la Gironde !
Des juges, des préfets qui ne font pas ce pour quoi ils sont
grassement payés, c’est ce dont sont victimes les habitants de
l’Aquitaine !
Vive l’héroïsme des pompiers de base qui combattent le feu et
sauvent des vies !
A bas les bureaucrates des organisations
syndicales des pompiers, qui pratiquent la collaboration de classe
avec les profits de la sylviculture !
Pompiers volontaires, dénoncez votre utilisation comme service
incendie bon marché au service des patrons de l’industrie du
bois.
La "forêt des Landes de Gascogne" n’est pas une
forêt, c’est une plantation, une usine Sevezo à ciel ouvert !
Des habitants ont refusé d’obéir aux ordres d’évacuation,
ils ont sauvé leurs maisons ! Quand l’Etat ne s’occupe plus
des habitants, l’auto-organisation, la désobéissance sont à
l’ordre du jour ! Détruisons cet Etat bourgeois, organisons
l’Etat des exploités, comme le fit la Commune de Paris en 1871.
La lutte contre cet incendie, c’est une lutte de classes !
Alors que l’Etat bourgeois est discrédités, les syndicats et
l’extrême gauche électorale, veut nous redonner confiance en lui,
en faisant voter pour une "politique de gauche" (achat de
Canadairs etc).
Incendies
de forêts : une catastrophe pas si naturelle que cela.
N°
988 28:07/2026
Depuis des semaines, le massif forestier en France, mais aussi celui
dans les pays voisins, en particulier méditerranéens, sont la proie
de violents incendies ayant déjà dévoré des dizaines de milliers
d'hectares. Ces incendies ont contraint à l'évacuation de dizaines
de milliers de personnes essentiellement dans la région de Bordeaux.
Des maisons ont été détruites par les flammes et plus grave
encore, trois sapeurs-pompiers ont été fauchés dans leur lutte
contre ces incendies, des dizaines d'autres étant gravement blessés.
Notre
première pensée va vers les familles et les proches de ces soldats
du feu tombés en accomplissant, comme ils le font toujours et sans
relâche leur devoir de protection des populations et aussi vers les
populations, plus de 220.000 personnes, forcées d'abandonner leur
domicile et qui parfois ont perdu tous leurs biens. Nous pensons
également aux nombreux salariés dont les entreprises sont à
l'arrêt du fait de la situation.
La
violence et l’étendue des incendies en cours trouvent des
explications dans les conditions météorologiques estivales
particulièrement sévères conduisant à une sécheresse prolongée
favorisant la propagation des flammes. Dans ces conditions, les
départs de feu pouvant avoir des causes humaines dues à des
imprudences ou des actes volontaires malveillants, mais aussi des
causes naturelles : orages, inflammation spontanée des tourbières,
prennent rapidement des proportions importantes et parfois
dramatiques.
Les
Macron, Lecornu et bien d'autres en charge ou antérieurement en
charge des affaires publiques se contentent de s'en tenir à ces
aspects, en oubliant leurs responsabilités dans l'état de
dégradation de la forêt et des services publics de protection
jouant un rôle majeur pour contenir ou non l'intensité de la
catastrophe en cours.
Souvenons
nous, déjà en 2013, une grande manifestation des pompiers eut lieu
à Grenoble pour de meilleures conditions de travail. La réponse du
pouvoir fut violente. La police a chargé et a tiré des balles en
caoutchouc. Quentin, soldat du feu, y a perdu un œil. Le 16 juillet
2010 à Nice, lors d’une autre manifestation de pompiers, un
policier avait été photographié en train de mettre en joue à très
courte distance des pompiers en tenue, désarmés, avec un lanceur de
grenade.
Le
15 octobre 2019 à Paris, les pompiers organisaient une grande
manifestation afin de réclamer des moyens et des salaires décents.
La répression policière avait été d’une extrême violence. Un
pompier avait été éborgné par un tir de grenade. La victime,
sapeur-pompier professionnel du Service départemental d’incendie
et de secours de Dijon, garde des séquelles à vie. Le 28 janvier
2020, même scénario : des dizaines de grenades explosives jetées
contre les pompiers, des blessés innombrables, des nasses et des
arrestations. Et toujours pas de réponse aux revendications. Pas
plus qu'après la manifestation de 2024.
Le
gouvernement a fait la sourde oreille aux alertes répétées des
professionnels et des volontaires de la profession. Il a fait
d'autres choix, comme celui d'engraisser les profits capitalistes et
de préparer la guerre impérialiste. De ce fait, les moyens de lutte
contre les grands incendies sont sans commune mesure avec les
nécessités des moyens pour les limiter et les combattre. Selon des
déclarations de pompiers à la revue Contre
Attaque
: " Il
manque plus de 300 camions-citernes» alertait un syndicat de
pompiers il y a quelques jours dans les médias. Après les
incendies, déjà terribles, de l’année 2022, Macron avait fait
des belles promesses : un «pacte» pour remplacer les véhicules
vieillissants. Mais «la perte de 1000 engins entre 2004 et 2020»
n’avait pas été compensée par les commandes, estime Sébastien
Delavoux de la CGT. Un autre pompier syndicaliste interrogé par 20
Minutes
expliquait que les vieux camions étaient même devenus dangereux,
puisqu’ils «ne correspondaient plus aux normes minimales de
sécurité pour protéger les sapeurs-pompiers à bord». Il manque
aussi des avions : la France ne compte que 20 bombardiers d’eau,
dont 12 Canadair vieillissants et 8 avions Dash."
Lorsqu'il
était premier Ministre G. Attal a annulé 53 millions de crédits
destinés à la sécurité civile.
La sénatrice Les Républicains Françoise Dumont écrit ainsi, dans
un avis rendu en fin 2024 au Sénat
: " cette annulation
a contraint la DGSCGC
[la direction générale de la sécurité civile]
à renoncer à la perspective de commande de deux
Canadair ".
En revanche, aucune annulation de crédit, bien au contraire n'a été
imputé au budget de la guerre qui, lui, a augmenté très fortement.
Ainsi, la loi de programmation militaire 2026 revue en mai pour la
période 2024-2030 c'est 436 milliards d'euros soit +36 milliards sur
3 ans pour l’armée !
Mais
il n'y a pas que le nombre de canadair en jeu, il y a aussi leur
entretien et la pénurie de pilote.
De son côté l'Office National des Forêts a vu fondre ses effectifs
de
15.000 à 8.000 agents en moins de quarante ans. Tout
le montre, le pouvoir porte une lourde responsabilité dans le
délabrement du service public et des moyens mis à disposition pour
faire face aux catastrophes et protéger la population.
Alors
oui : soutien aux pompiers et à tous ceux travaillant dans ces
moments si difficiles à la protection de la population, solidarité
avec la population touchée par les sinistres et honte aux
politiciens, lesquels depuis des dizaines d'années s'emploient à
liquider les services publics afin d'assurer les profits d'un système
capitaliste prédateur de l'Homme et de la nature. N'oublions rien
!(sources le PCR)
Unissons-nous
dans la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation.
N°
988 30/07/2026
Le nombre de Centres d’incendies et de secours (CIS) est passé de
8 700 en 2002 à moins de 7 000 aujourd’hui et les Services
d’incendie et de secours (SDIS) manquent de financements, notamment
pour payer les indemnités des pompiers volontaires. Entre distribuer
des centaines de milliards aux patrons et financer la lutte contre
les incendies, le gouvernement a choisi. Tous les politiciens de
gauche et de droite depuis des décennies démantèlent les services
publics : les pompiers manquent de crédits, la flotte de Canadairs
est vétuste et ridiculement faible car Macron, Attal et autres n’ont
pas jugé nécessaire d’y mettre les moyens. A quelques dizaines de
kilomètres des flammes, il y a des usines Dassault où trois avions
de chasse Rafale sortent chaque mois des lignes de production. La CGT
Dassault révèle : « Dès
2019, [elle avait] demandé le lancement d’études pour un avion de
lutte anti-incendie basé sur la gamme Falcon. Cette orientation a
été suivie par la direction, qui a présenté en 2023 un projet
concret de Falcon 2000 XLS, FireFighter. Pourtant, ce projet n’a
pas été retenu par l’État, au motif d’un manque de moyens » !
Visiblement, commander des Rafale et des canons, c’est prioritaire
pour le gouvernement, pas la lutte contre le feu. L’impuissance
face à ces feux est le fruit d’une société capitaliste guidée
par la recherche du profit maximum et immédiat pour le capital.
Les
compagnies pétrolières doublent leurs profits
Pour
preuve encore les prix des carburants viennent d’atteindre des
records au même moment, le groupe TotalEnergies annonce des
résultats records pour le premier semestre 2026 :11,4 milliards
d’euros de bénéfices net ! 50 % de plus sur la même période
de 2025 et les prix des carburants ont augmenté de 40 centimes le
litre dans le même temps, pour l’ensemble de l’année les
bénéfices atteindraient 21 milliards d’euros, soit +77 %
par rapport à 2025 ! La porte-parole du gouvernement, Maud
Bregeon est ravie «
C’est une chance d’avoir en France un grand énergéticien
mondial capable d’assurer notre approvisionnement ».
Capable surtout d'exploiter les travailleurs partout dans le monde et
de racketter les consommateurs, elle, Macron, son gouvernement
défendent inconditionnellement, les capitalistes. Le PDG de
TotalEnergies avoue lui-même « nos
activités de trading(*)
de pétrole brut et de produits raffinés ont beaucoup de succès »
il poursuit en expliquant que les prix du pétrole suite au conflit
au Moyen-Orient sont une source considérable de « bons coups »
financiers! Les compagnies pétrolières ont toutes doublé leurs
profits au premier trimestre de 2026, montre l’ONG Oxfam dans une
publication du 28 juillet. Les bénéfices cumulés sur l’ensemble
de l’année 2026 de BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Shell et
TotalEnergies devraient s’élever à 129 milliards d’euros. La
revue Nature pointe
également la responsabilité écrasante de ces entreprises dans
les émissions de gaz à effet de serre: les émissions des cinq plus
grandes entreprises pétrolières et gazières dont TotalEnergies
seraient, selon cette étude, responsables de près d’une vague de
chaleur sur quatre entre 2000 et 2023.
Les
travailleurs n’ont pas à payer
Les
travailleurs, quant à eux, paieront toutes ces hausses de prix par
un effondrement de leur pouvoir d’achat. Face à cette menace d’une
nouvelle inflation, s’impose une revendication commune à tous :
l’augmentation massive des salaires, des retraites et des pensions
et leur indexation sur les prix ! Nos gouvernants nous mènent à la
catastrophe et seule la mobilisation des travailleurs peut les en
empêcher.
Le
chantage à la dette
"Il
est urgent d'arrêter la machine infernale de la dette publique",
a lancé le ministre, préparant les esprits aux efforts que le
gouvernement s'apprête à demander à chaque ministère : 35
milliards d’euros d’effort ! Sans compter l’enveloppe
"dette publique" celle-ci s'élèvera à 12,3 milliards
d'euros supplémentaires l'année prochaine dans les poches des
financiers et l’augmentation des dépenses de l’armée : 6,4
milliards d'euros.
Pas
question, a-t-il indiqué, de "mettre
la tête dans le sable"
en attendant l'échéance présidentielle. Prenons-le à son propre
discours pour notre camp. Sonnons la révolte et unissons-nous dans
la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation ! C'est
le moment de mener action et mobilisation populaires. C’est l’heure
de la lutte en faveur des salaires, contre leurs guerres ! C’est
l’heure de l’organisation sur les lieux de travail, dans les
quartiers et là où vit et étudie la jeunesse, dès la rentrée,
renforçons l'opposition ouvrière et populaire, afin de se
débarrasser du système capitaliste et construire une société
libérée de l'exploitation capitaliste : une société socialiste.
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l'article
(*)Le
trading désigne l'activité
d'achat et de vente d'instruments financiers (actions,
obligations, devises, matières premières, produits dérivés, ou
structurés
Lockheed
Martin rafle Ultra Maritime pour verrouiller la supériorité
anti-sous-marine
Lockheed Martin s’apprête à acquérir Ultra Maritime pour 3,5
milliards de dollars, verrouillant ainsi des technologies
anti-sous-marines critiques face aux flottes russes et chinoises.
L’opération, pilotée par le fonds Advent International, consolide
la domination américaine dans la défense navale
occidentale.Adélaïde
MottePublié le 6 juillet 2026
Lockheed Martin rafle Ultra Maritime pour verrouiller la
supériorité anti-sous-marine | Armees.com
Lockheed Martin s’impose comme acquéreur privilégié d’Ultra
Maritime pour 3,5 milliards de dollars, consolidant ainsi
son arsenal technologique face aux flottes sous-marines russes et
chinoises. L’opération, attendue dans les prochains jours selon
CNBC,
intervient alors que les dépenses militaires mondiales ont atteint
2,89 trillions de dollars en 2025. Le fonds Advent International,
propriétaire actuel de l’entreprise britannique, s’apprête à
céder un joyau technologique forgé par la fusion de Cobham et Ultra
Electronics.
La menace sous-marine : pourquoi Lockheed Martin
mise 3,5 milliards sur Ultra Maritime
Les marines russe et chinoise multiplient les déploiements de
sous-marins nouvelle génération dans l’Atlantique Nord et la mer
de Chine méridionale. Moscou modernise sa flotte de classe Yasen-M,
équipée de missiles de croisière Kalibr capables de frapper à 2
500 kilomètres. Pékin aligne déjà six sous-marins nucléaires
d’attaque Type 093B, dotés de systèmes de propulsion silencieux
défiant les radars acoustiques occidentaux. La
fermeture par Moscou de sept passages ferroviaires avec la Finlande
et les pays baltes illustre la tension croissante sur le flanc
nord de l’OTAN, où la surveillance anti-sous-marine devient
critique.
Ultra Maritime fournit aux marines américaine, britannique et
australienne des systèmes de détection acoustique passive, des
contre-mesures anti-torpilles et des radars de surveillance de
surface. Ses équipements équipent les frégates Type 26
britanniques, les destroyers Arleigh Burke américains et les
sous-marins de la classe Virginia. Selon Reuters,
plusieurs soumissionnaires restent en lice dans un processus d’appel
d’offres concurrentiel, mais Lockheed Martin dispose d’un
avantage décisif grâce à ses contrats existants avec le Pentagone.
Ultra Maritime : capacités technologiques et
systèmes d’armes
Technologie anti-sous-marine : radar, guerre
électronique et contre-mesures
L’entreprise britannique maîtrise trois domaines stratégiques.
Ses sonars à antenne remorquée détectent les sous-marins à basse
fréquence jusqu’à 150 kilomètres. Ses systèmes de guerre
électronique brouillent les guidages de torpilles adverses par
émission de leurres acoustiques. Ses radars à balayage électronique
identifient les périscopes et schnorkels en surface malgré une mer
agitée. Ultra Maritime emploie 3 200 ingénieurs répartis entre
Plymouth, Portsmouth et Greenock, avec des installations de tests en
Écosse et en Cornouailles.
L’héritage de Cobham et Ultra Electronics en
défense navale
Advent International a racheté Cobham en 2019 pour 4 milliards de
livres, puis Ultra Electronics en 2022, créant ainsi Cobham Ultra.
L’entité résultante combine l’expertise de Cobham en
ravitaillement en vol et communications tactiques avec celle d’Ultra
Electronics en traitement du signal acoustique. Ultra Maritime
représente la branche navale de ce conglomérat, mise en vente début
2026 pour valoriser l’investissement du fonds. Guggenheim et
JPMorgan conseillent la transaction côté vendeur.
Lockheed Martin : du F-35 aux systèmes navals
intégrés
Synergies avec le portefeuille existant (Patriot,
F-35, systèmes navals)
Lockheed Martin produit déjà le F-35 Lightning II, avion de
combat furtif vendu à 17 nations, et les missiles Patriot, colonne
vertébrale de la défense antimissile occidentale. Le
contrat de 35 milliards de dollars pour quadrupler la capacité THAAD
américaine témoigne de sa position dominante. L’acquisition
d’Ultra Maritime permettrait d’intégrer des capteurs navals aux
réseaux de commandement aérien et spatial existants, créant une
architecture de défense multicouche du fond des océans à l’orbite
basse.
Intégration technologique et capacités
opérationnelles renforcées
L’interopérabilité entre les sonars d’Ultra Maritime et les
systèmes Aegis de Lockheed Martin ouvrirait la voie à une fusion de
données en temps réel. Un destroyer pourrait partager
instantanément les coordonnées d’un sous-marin détecté avec des
chasseurs F-35 embarqués et des batteries de missiles côtières.
L’opération pourrait être annoncée dès cette semaine,
consolidant ainsi le leadership technologique américain face aux
ambitions navales chinoises.
Implications pour les alliés occidentaux et la
dissuasion maritime
L’absorption d’Ultra Maritime par Lockheed Martin soulève des
questions de souveraineté industrielle au Royaume-Uni, où les
parlementaires scrutent les transferts de technologies sensibles.
Cependant, l’alliance AUKUS (Australie, Royaume-Uni, États-Unis)
pour la construction de sous-marins nucléaires bénéficierait d’une
chaîne d’approvisionnement unifiée. Les marines européennes,
déjà clientes d’Ultra Maritime, conserveraient l’accès aux
systèmes existants tout en profitant des investissements en
recherche et développement de Lockheed Martin, estimés à 1,5
milliard de dollars annuels.
L’opération illustre la consolidation accélérée du secteur
de la défense navale. BAE Systems, Thales et Saab surveillent
attentivement les conséquences sur leurs propres portefeuilles
anti-sous-marins. La course aux fonds marins s’intensifie : qui
contrôle les océans contrôle les routes commerciales, les câbles
sous-marins et la projection de puissance. Avec Ultra Maritime dans
son escarcelle, Lockheed Martin s’assure une longueur d’avance
dans la guerre silencieuse des profondeurs.
Discours d’Emmanuel Macron aux armées :
« L’engagement a été tenu »
Direction : Ministère des Armées / Publié le : 13 juillet 2026
À la veille du 14 Juillet, le président de la
République s’est adressé aux armées depuis l’hôtel de
Brienne. Revenant sur dix années de remontée en puissance des
armées, Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de poursuivre le
réarmement de la France, de renforcer l’industrie de défense
européenne et de préserver la condition militaire.
Emmanuel Macron lors du discours aux
armées du 13 juillet 2026, à l'hôtel de Brienne
Pour son allocution à l’hôtel de Brienne, lundi 13 juillet,
Emmanuel Macron a notamment dressé le bilan des grands chantiers
entrepris par la France. Doublement du budget des armées, réarmement
du pays, place de la jeunesse, défense de la paix… Les principaux
points à retenir.
Dix ans de réarmement : un engagement tenu
Le chef de l’État est revenu sur les engagements pris en 2017,
rappelant que la remontée en puissance des armées avait été
engagée avant même le retour de la guerre sur le continent
européen. « Il y a neuf ans, sitôt élu par les Français, je vous
annonçais un tournant historique pour nos armées. […] Je vous
annonçais que le budget de la défense serait augmenté, que les
engagements seraient tenus et que la France et ses armées seraient à
la hauteur de leurs devoirs et responsabilités. »
« L’engagement a été tenu et nous avons bien fait. Avant même
que le Sahel ne sombre dans le chaos, avant même que le Proche et
Moyen-Orient ne s’enflamment, avant même que la guerre n’arrive
sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement. Avant
même le lancement de cette guerre insensée que mène la Russie
contre la nation et la terre d’Ukraine, avant toutes les
turbulences que nous traversons aujourd’hui, nous prônions
l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe. »
« Je demandais d’accélérer encore cet effort de défense
et fixer pour objectif d’avancer à 2027 l’ambition initialement
prévue pour 2030 d’atteindre un budget de 64 milliards d’euros
pour nos armées. 64 milliards d’euros en 2027, c’est en dix ans
un doublement du budget des armées. »
Les avancées de la loi de programmation
militaire
Le président de la République a détaillé les priorités de
l’actualisation de la loi de programmation militaire : augmentation
des stocks de munitions, renforcement de la souveraineté et des
capacités opérationnelles, développement de la résilience
nationale.
« Un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros est donc
prévu pour la période 2026-2030 avec, vous le savez, trois grandes
priorités. D’abord, l’augmentation de nos stocks de munitions et
le renforcement de la préparation opérationnelle. Ensuite, des
moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté : alerte
avancée, espace, feu dans la très grande profondeur, défense
sol-air. Et aussi le rehaussement de notre dissuasion nucléaire, en
cohérence avec le virage stratégique que nous avons annoncé au
mois de mars dernier avec la mise en place de la dissuasion avancée.
»
« Cette actualisation
doit produire des effets visibles avec des commandes et
des premières livraisons dès 2026. Cette actualisation entend aussi
renforcer la résilience de la Nation […] et permet au fond de
consolider cette force d’âme dont je parlais ici en 2024. C’était
une nécessité. On en mesure la nécessité en mer d’Arabie où
notre Marine nationale est engagée depuis de longs mois. »
Défendre la liberté avec nos alliés
Revenant sur les opérations conduites par les armées françaises,
Emmanuel Macron a rappelé que la France demeurait un partenaire
fiable, attaché au droit international et à la sécurité
collective. Il a aussi souligné le rôle croissant de l’Europe
dans sa propre défense.
« La France est un partenaire fiable, stable, qui tient ses
engagements et qui tient une ligne claire. La ligne de la
non-belligérance dans les conflits qu’elle n’a pas choisis, la
ligne du respect du droit international, de la liberté, y compris la
liberté de navigation. »
« L’Europe est en train de devenir une puissance, s’appuyant
sur les États qui la constituent, respectueuse de leurs décisions
souveraines, mais assumant de se défendre et d’agir unie. Une
Europe qui ne sera pas celle des nationalismes qui l’ont longtemps
consumée, mais qui, en conjuguant les patriotismes de leurs membres,
en agissant unis, nous rend tous plus forts. »
«
Le message que nous envoyons au monde est le suivant : oui, la paix
est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit, et oui,
nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre, toujours, et
au prix du sang s’il le faut. »
La condition militaire,
pilier du réarmement
Le chef de l’État a rendu hommage aux militaires engagés, aux
blessés, aux familles endeuillées et aux anciens combattants. Il a
réaffirmé que la condition militaire demeurait indissociable de
l’effort de réarmement.
« Oui, la Nation sait ce qu’elle doit à ses soldats et à
leurs familles. Oui, pour nous défendre, nous avons besoin des
meilleurs de nos concitoyens, dans tous les métiers, du combat comme
du soutien, pour continuer à disposer d’un modèle d’armée
complet. Oui, nous devons attirer. Oui, nous devons fidéliser. »
« La condition militaire est au fond le corollaire du réarmement.
Les deux notions sont indissociables. C’est une question de
cohérence, de crédibilité et un enjeu d’efficacité. Voilà
pourquoi j’ai veillé à améliorer les rémunérations des
militaires, la situation des familles des blessés. »
« Je resterai vigilant jusqu’à la dernière seconde à ce que
les conditions de vie des militaires, de leurs familles, y compris
leur logement, soient améliorées. […] En 2027, une part des
primes viendra intégrer le calcul des pensions militaires. »
Le regard tourné vers la jeunesse
Le président de la République est également revenu sur le
nouveau
service national, dont il avait annoncé le lancement en
novembre 2025. Cet engagement militaire volontaire et sélectif est
proposé aux jeunes de 18 à 25 ans, avec ou sans diplôme. Il
débutera en septembre 2026.
« Je veux saluer l’engagement de la jeunesse de France qui a
répondu présente à l’appel et qui rejoindra dès septembre nos
rangs en effectuant dans les armées son service national. J’irai à
la rencontre des appelés du service national à la rentrée en chef
des armées pour les féliciter. »
« Il est essentiel pour
consolider cette force d’âme. Il est essentiel pour continuer à
recruter les meilleurs. Il est essentiel pour continuer aussi à
accroître notre réserve. »
Produire plus vite et préparer les guerres à
venir
Enfin, Emmanuel Macron a appelé les industriels à accélérer
leur transformation et à produire davantage et plus rapidement, tout
en plaidant pour une défense européenne plus intégrée et plus
innovante.
« La guerre en Ukraine et les risques identifiés par la Revue
nationale stratégique montrent bien qu’aujourd’hui, ce n’est
plus seulement le stock mais le flux qui détermine la stabilité
stratégique en Europe. Ce ne sont plus les arsenaux existants mais
la capacité d’en produire qui sauront décourager les adversaires.
L’Ukraine nous donne à cet égard une leçon spectaculaire. »
« Nous devons continuer d’investir davantage, tant des fonds
publics européens que des fonds publics nationaux, mais aussi des
fonds privés. Nous devons innover. […] Nos entreprises du secteur
doivent s’habituer à prendre davantage de risques, à produire
aussi plus vite […] et à tout faire pour bâtir des standards
européens et une vraie préférence européenne. »
« Oui, nous devons préparer les guerres à venir. Mais nous ne
nous trompons pas : notre capacité à les mener dépendra de notre
crédibilité aujourd’hui. Ce sont les guerres d’aujourd’hui
que nous devons gagner. C’est notre force à tenir sur le front
ukrainien, c’est notre capacité à être là où nos partenaires
nous attendent au Proche et Moyen-Orient, c’est notre capacité à
continuer à être des partenaires tels que nous l’avons re-conçu
en Afrique, c’est notre capacité à nous tenir dans
l’Indo-Pacifique qui déterminera notre capacité à tenir les
enjeux de 2030. »