Sommaire
1-Il faut sauver le
soldat Zelinsky et les terres rares.
2-Rivalités
impérialistes autour des matières premières
critiques
3-L'économie de
guerre pour la conservation de la valeur refuge.
4-Coût
et chiffres de l' économie de guerre.
5-Qui
va empocher les profits de l'économie de guerre
6-La
lutte contre la guerre impérialiste ; conscription et
désertions
C'est maintenant officiel,
l'UE doit convertir rapidement son économie en économie de guerre.
Bien que cette décision date du 13 juin 2022 et fut annoncée par
Emmanuel Macron au salon Eurosatory, c' est seulement depuis quelques
jours que les médias ne cessent de nous vanter les sacrifices
sécuritaires à venir.
Le 5 mars 2025 sur les
chaînes de télévision ,Macron a fait une déclaration sur la
menace russe qui ne laisse plus de doute sur le réarmement de l' UE.
1-Il
faut sauver le soldat Zelinsky et les terres rares.
Nous
avons à plusieurs reprises montré et démontré que l'
approvisionnement en matières premières rares devenait un enjeu
stratégique. Preuve en est, que Thierry Breton Ancien
commissaire européen au Marché intérieur allait
déclarer :
«
Le
lithium et les terres rares seront bientôt plus importants que le
pétrole et le gaz. Rien
que nos besoins en terres rares vont être multipliés par cinq d'ici
2030. [...] Nous devons éviter de nous retrouver à nouveau dans une
situation de dépendance, comme pour le pétrole et le gaz. [...]Nous
allons définir des projets stratégiques tout au long de la chaîne
d'approvisionnement, de l'extraction au raffinage, de la
transformation au recyclage. Et nous constituerons des réserves
stratégiques là où l'approvisionnement est menacé. C'est pourquoi
j'annonce aujourd'hui un règlement européen sur les matières
premières critiques. »Bruxelles,
le 14 septembre 2022
En
2018, Echanges publiait une brochure « Progrès et Barbarie »
sur les terres rares, le lithium, le cobalt...et signalait comment
elles étaient au centre des conflits à venir.
Toutes
les congratulations actuelles, de sommet en sommet, tournent autour
de cet approvisionnement. Le grand frère américain Trump le
pacifiste (sauf pour Gaza)
a
déjà les doigts dans le miel des terres rares. De son coté Keir
Starmer le premier ministre britannique a une longueur d' avance avec
son accord de 100 ans .
En effet
c'est lors d'une visite surprise à Kiev le 16 janvier
2025,quelques jours avant les élections qui vont désigner Donald
Trump comme Président des USA que l' accord fut signé.
« Le
traité vise à renforcer la coopération entre Londres et Kiev en
matière de défense et de sécurité maritime dans la mer Baltique,
la mer Noire et la mer d’Azov. Il inclut également le
développement de partenariats scientifiques et technologiques dans
le domaine de la santé, de l’agriculture, de l’espace et des
drones ainsi que des échanges éducatifs et culturels entre les deux
pays. En
contrepartie, le Royaume-Uni deviendrait le partenaire privilégié
de l’Ukraine pour la fourniture d’énergie, l’extraction de
minéraux rares et la production d’acier vert,
selon la déclaration
publiée par le bureau du 10 Downing Street. »
De
son côté, la
présidence ukrainienne a fait savoir, par la voix du chef du
Bureau de Volodomyr Zelensky, que le Royaume-Uni avait « confirmé
la voie irréversible de l’Ukraine vers l’adhésion à l’Otan »
et s’était engagé à accroître les sanctions contre l’économie
russe.
« Dans
son récent discours sur l'état
de l'Union européenne,
la présidente de la Commission européenne, Ursula von der
Leyen, a formulé sans concession une
réalité : notre ambition de devenir le premier continent
climatiquement neutre ne pourra se matérialiser sans un accès sûr
et durable aux matières premières nécessaires. En
effet, sans matières premières critiques, il ne peut y avoir de
technologies numériques de pointe.Il en va de même pour nos
capacités de défense. »
Ursula
dévoile ici les visées impérialistes de l' UE et de ses acolytes,
et pourquoi les écologistes approuvent les entreprises guerrières
de l' UE. Pendant ce temps le soldat Zelinsky sonne du cor comme
Roland à Roncevaux,
Pour
sauver le soldat Zelinsky, l' UE et autres se doivent d'entrer en
économie de guerre, telle est la sentence.
2-Rivalités
impérialistes autour des matières
premières critiques
Depuis
quelques années les rivalités impérialistes tournent autour de l'
appropriation des terres rares dans le monde. Pour ceux qui suivent
le développement de la révolution technologique actuelle , il ne
fait plus de doute que celui qui détient le carburant écologique
des terres rares deviendra le maître du monde. La Chine en tant
« qu' atelier du monde » est à la tète de ce défit et
entre en rivalité directe avec les USA, voir l'affaire Huawei et la
diffusion de l' IA DeepSeek
.
A ce niveau ce sont des blocs continentaux qui s'affrontent et l'UE
veut sa place au soleil en apportant son soutien intéressé à
l'Ukraine.
Celle-ci
détient environ 5 % des gisements minéraux mondiaux et possède
d’autres ressources naturelles potentiellement précieuses. Le
secteur minier ukrainien présente
« des risques élevés et des avantages élevés »,
explique
Volodymyr
Landa, du groupe de réflexion Centre for Economic Strategy basé à
Kiev, pour The Guardian.

Les
réserves du pays, estimées à 14 800 milliards de dollars,
restent pour la plupart inexploitées, en grande partie parce que,
selon l’expert, l’accès aux ressources n’est pas possible d’un
point de vue pratique ou économique ou
« en raison de l’instabilité politique ».
Le pays possède
également d’importantes réserves de titane, de manganèse et de
graphite, ainsi que 500 000 tonnes de lithium.
Tous
ces matériaux jouent un rôle essentiel dans la production de
batteries, de turbines et d’armements, et figurent sur la liste
de l’Union européenne (UE) des 30 matières premières
critiques.
Le
maquignonnage de Trump sur les terres rares,
La
réunion du 11 03 2025 à Jeddah en Arabie Saoudite entre Trump et
Zelinsky s'est soldée par un « cessez le feu » agrémenté
d'une conclusion rapide d'un accord sur les minerais ukrainiens.
3-L'économie
de guerre pour la conservation de la valeur refuge.
Nous
savons par expérience que les guerres servent, la bourse, les
marchés, financiers et les banques pour une relance artificielle et
parasitaire de l' économie, Il s'agit avant toute chose pour la
finance de protéger ses avoirs. L'industrie de guerre devenant pour
un temps une valeur refuge et le moyen de centraliser
le Capital.
« Si
la guerre ne peut arrêter le cours général du développement du
capital mondial, si elle est, au contraire, l’expression d’une
expansion maximum du processus de centralisation, par contre elle
agit sur la structure des économies nationales isolées pour en
accroître la centralisation dans les limites de chaque corps
national et pour organiser, parallèlement à une dépense
considérable de forces productives, l’économie nationale en la
plaçant de plus en plus sous le pouvoir conjugué du capital
financier et de l’Etat. », (N,Boukharine,L'économie mondiale
et l'impérialisme, ed, anthropos,Chap.III p,149)
Les
guerres sont en permanence des fabriques de « sécurité »
et par conséquence le meilleur moyen pour vendre de l' armement. Le
proche orient est l' exemple typique de ce commerce visant le
recyclage de la manne des hydrocarbures. Comme les dix principaux
producteurs d' engin de mort sont américains, nous savons très bien
vers qui les royalties des guerres vont refluer en premier.
Après
la crise de 2008 le GRIP indiquera :
«
Les cinq premiers groupes américains – les « Big Five » :
Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, General Dynamics et
Raytheon – ont totalisé un chffre d’affaires « armement » de
153,7milliards en 2009, ce qui représente 38,2 % du chiffre
d’affaires « armement » total du Top 100.Ce pourcentage est
également en hausse de 2 % par rapport à 2008, indice
supplémentaire de la concentration croissante du marché mondial de
l’armement entre les mains des leaders américains. »
(extrait du rapport du GRIP 2011 p.19)
« Quatre
ans après le début de la crise financière (que nous fixons au 1er
juin 2007), les groupes de l’armement surperforment en effet
toujours nettement les indices généraux. Aux États-Unis, le 1er
févrienue er 2011, le secteur de l’armement (indice DFI) affichait
une plus-value de 17 % par rapport au 1er juin 2007. »
(extrait du rapport du GRIP 2011 p.)
Depuis ce rapport du GRIP de 2011.La guerre en Ukraine
a relancé les productions et exportations d' armes ;
« Selon
les données du Stockholm International Peace Research Institute
(SIPRI), les dépenses militaires mondiales, stimulées par
l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie et l’aggravation
des tensions géopolitiques, ont augmenté de 6,8% en valeurs réelles
en 2023, pour atteindre 2 443 milliards USD, le niveau le plus élevé
jamais enregistré dans les données du SIPRI. Cela représente 2,3%
du produit intérieur brut mondial. (...) Pour la période
2019-23, les cinq plus grands exportateurs d’armes étaient les
États-Unis, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne,
représentant ensemble 75% du total des exportations. »
« Le
militarisme a encore une autre fonction importante. D'un point de vue
purement économique, il est pour le capital un moyen privilégié de
réaliser la plus-value, en d'autres termes il est pour lui un champ
d'accumulation. « Rosa Luxemburg
En
effet la production d' armes est une production de marchandise dont
la fabrication contient une part de plus-value extraite du
travailleur
collectif. Si
cette industrie comme en France est soutenue par les finances
publiques elle devient une mangeuse de plus-value. Le groupe
Dassault n'a plus de problèmes pour placer ses Rafale, au total, 285
Rafale
ont été vendus à l'étranger,et trois Rafale sortent tous les mois
de l'usine d'assemblage de Mérignac. Quant à l' Etat , les
commandes de la DGA sont de l'ordre de 234 Rafale depuis l' année
1993.
4-Qui
va empocher les profits de l'économie de guerre et subventions de
l'UE
Les entreprises européennes qui dominent le secteur
de la défense et seront bénéficiaires des aides et commandes de l'
UE sont : Airbus : Leader européen de la défense et de
l'aéronautique, Airbus tire 20% de son chiffre d'affaires du secteur
de la défense ; Thales : Le groupe français est un acteur
majeur dans l'électronique de défense et la cybersécurité. BAE
Systems : L'entreprise britannique est l'un des plus grands
fournisseurs de systèmes de défense au monde. Rheinmetall : Le
groupe allemand se spécialise dans les véhicules blindés, la
fabrication de munitions et les systèmes d'armement. Saab :
L'entreprise suédoise est reconnue pour son expertise dans
l'aéronautique militaire et les systèmes de défense. Dassault
Aviations : L’avionneur français, fabricant du Rafale, qui a
depuis quelques années trouvé son marché à l’export.
Nexter KNDS :Producteur
de munitions -Une subvention de la Commission européenne permettra
ainsi à Nexter de porter la capacité de production annuelle de
charges modulaires de 50’000 à 400’000 d’ici trois ans. Elle
permettra « d’ancrer le soutien aux forces armées
ukrainiennes dans la durée », a commenté l’industriel,
avant de rappeler qu’il a « déjà multiplié par deux sa
capacité de production de munitions d’artillerie, et par trois
celle de CAESAr » [Camion équipé d’un système
d’artillerie].
Le Top 100
du SIPRI des entreprises productrices d’armes et de services
militaires a totalisé 592 milliards de dollars en 2021, soit une
augmentation de 1,9% par rapport aux ventes de 2020. Ce Top 100 se
compose notamment de 40 entreprises basées aux États-Unis (51% des
ventes d’armes totales du Top 100 en 2021), 27 entreprises
européennes (21%), 9 entreprises russes (3%) et 8 entreprises
chinoises (18%).
5-Coût
et chiffres de l' économie de guerre
En France, le ministre des Armées donne le ton, il
va falloir faire des choix politiques et budgétaires. "La
question n’est pas la pertinence des orientations stratégiques de
notre loi de programmation militaire mais son rythme d’exécution".
Sébastien Lecornu au journal Le
Parisien(Nouvelle fenêtre) le 23 février 2025.
Ce qui veut
dire en clair des coupes sombres à tous les niveaux du social et des
aides aux indigents. Tout cela maquillé derrière des effets d'
annonce comme
la
sécurité sociale alimentaire.
Pour l' aventure
sécuritaire, Ursula
a commencé à mettre sur la table 413 milliards d' euros
en précisant « seront ils suffisants ? » depuis le
4 mars Ursula nous annonce qu'elle peut endetter l' UE à la hauteur
de 800 milliards d' euros.
Ursula n'hésite pas à vouloir sortir les dépenses
militaires du calcul des déficits publics et considérer comme
caduques les règles budgétaires du Traité de Maastricht.
Visiblement Ursula
nous fait des effets d' annonce en pensant pouvoir appliquer une
mesure qui avait l' approbation de l' UE pour le Covid-19 , sans
compter les résistances des souverainistes et des extrêmes droites
montantes dans l' UE.
« Le
fait que les règles actuelles contiennent deux « clauses
échappatoires »
— une « générale »
et une « nationale »
— suggère qu’Ursula von der Leyen elle-même n’a pas d’idée
précise, selon plusieurs responsables de l’UE.
D’après un fonctionnaire, sa
proposition révèle également une mauvaise compréhension des
questions économiques de la part de la présidente de la Commission,
ainsi que son manque
de transparence et sa tendance
à centraliser le pouvoir.
Cet avis a été partagé par le
commissaire à l’Économie, Valdis Dombrovskis. Lundi, il a rappelé
qu’aucune décision finale n’avait encore été prise quant à la
clause dérogatoire que la Commission envisage d’activer, le cas
échéant.
« Nous travaillerons sur ces
modalités dans les semaines à venir, puis nous les présenterons »,
a-t-il affirmé avant une réunion des ministres des Finances de la
zone euro à Bruxelles.
En
vertu du droit de l’UE, la clause dérogatoire générale peut
être activée « en cas de chocs
majeurs dans la zone euro ou dans l’ensemble de l’Union ».
La clause dérogatoire nationale, quant à elle, peut être utilisée
« si des circonstances exceptionnelles échappant au contrôle de
l’État membre ont une incidence majeure sur ses finances
publiques ».
Par exemple, la clause dérogatoire
générale a
été invoquée lors du ralentissement économique généralisé
déclenché par la pandémie de Covid-19. La clause dérogatoire
nationale, en revanche, n’a été introduite que l’année
dernière et n’a encore jamais été utilisée. Sources
EURACTIV
Balazs
Ujvari, porte-parole de la Commission, a laissé entendre que le
Livre
blanc sur la défense, prévu pour le 19 mars, contiendrait
plus de détails sur la proposition de la Commission.
La
présidente de la Banque européenne d’investissement (BEI) a
annoncé que l’institution allait augmenter ses investissements
dans les projets de défense pour les porter à 2 milliards d’euros
en 2025. Elle pourrait également soutenir un éventail de projets
plus large.
En
effet il est maintenant fait appel aux marchés financiers pour
financer la spéculation sur les valeurs des industriels de l'
armement. Pour commencer c'est 150 milliards d'euros qui seront
emprunté sous forme de prêts. La répartition de cette somme du nom
de « SAFE » sera faite en fonction de la « préférence
européenne ».
Restera 650 milliards
d' euros à trouver, le livre blanc indique qu'ils proviendront des
budgets de défense des états membres, qui seront exemptés de
procédure pour déficit excessif de la part de l'exécutif européen.
Seulement à l' arrivée la dette relative aux crédits sera
faramineuse.
La Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont introduit
des taxes pour soutenir leurs dépenses militaires. Une vague qui
soulève la contestation des banques.
Nous venons d' apprendre que les pays bas ne
désirent plus participer au réarmement de l'Europe.
L'unité
de l'Europe craque: les plans Belliqueux de von der Leyen ne sont pas
tous approuvés «La chambre des représentants des pays-bas avec une
légère marge (73 voix contre 71) s'est opposée à la participation
des pays-bas au plan européen de réarmement de l'Europe», écrit
le journal local De
Volkskrant.
Il
y a sur le sujet,deux tendances au sein du capital qui s' affrontent,
une centralisatrice qui pense que la puissance des nations ne peut
subsister qu' a un niveau continental. L' autre les souverainistes
représentent les tendances centrifuges, traditionnellement contre
la mondialisation et l'UE.
La
victoire en Allemagne de la CDU, de l'Union chrétienne-sociale
(CSU) et des sociaux-démocrates (SPD), renforce le camp des
centralisateurs. Ils veulent réarmer à fond le pays. Avec un plan
d'environ 1000 milliards d'euros,10 fois supérieur au ‘Fonds
spécial’ adopté par le gouvernement d'Olaf Scholz il y a trois
ans.
L'ancien
ministre des affaires étrangères Joschka Fischer (Verts),n'hésite
pas a appeler à la réintroduction du service militaire obligatoire
et à un parapluie nucléaire européen dans une interview accordée
à Die
Zeit,
où il affirme que «l'Occident est fini» et que «les Européens et
les Allemands doivent maintenant penser à leur propre sécurité».
En
contraste fort à se réarmement, il y a les « défaitistes »
comme l'association l'Eco
à venir qui
pense que l' Europe et la France, ne sont pas en mesure de mobiliser
les forces productives et le financement à la hauteur d'une économie
de guerre.
6-La
lutte contre la guerre impérialiste -conscription et désertions
Nous
constatons, qu'il n y a pas pour le moment de grands mouvements
contre la guerre, les syndicats en France soutiennent l' effort de
guerre.
C'
est seulement en Ukraine et en Russie, que des actions de déserteurs
sont mentionnées. Récemment la presse française a fait état de
la désertion de soldats de la brigade Anne de Kiev. 1700 soldats
formés en France ont désertés avant de se retrouver sur le champs
de bataille. C'est peu connu, mais les désertions en Ukraine comme
en Russie, deviennent si importantes, qu'ils doivent vider les
prisons, recruter des mercenaires,se faire assister par des corps
étrangers
( coréens du Nord pour la Russie) et légion étrangère et société
militaire privée SMP, pour l'occident.
Selon
le bureau du procureur général d’Ukraine, plus de 15 554 hommes
ont déserté l’armée entre janvier et août 2024. C’est cinq
fois plus qu’en 2022 avec 3 342, et près de deux fois plus qu’en
2023 où 7 883 déserteurs ont été comptabilisés. A ces désertions
il convient de compter le nombre de morts et blessés qui ne cesse d'
augmenter des deux coté du front.
Officiellement,
le nombre de soldats russes tués et blessés n’a cessé
d’augmenter d’année en année : en 2022, il s’élevait à un
peu moins de 100 000 soldats ; en 2023, il est passé à 254 000 et,
au cours des sept premiers mois de 2024, il avait presque atteint 200
000 soldats. Le 31 mai 2024, le ministère britannique de la Défense
a révélé que le nombre total de soldats russes tués et blessés
depuis le début de la
guerre
s’élevait à 500 000.

Un
militaire russe du nom de Maxim Kouzminov1
a fait une désertion courageuse qui malheureusement lui coûtera la
vie. Il sera assassiné en Espagne, et tout laisse à penser qu'il
s'agit des services secrets de Poutine. Son corps sera retrouvé
criblé de balles dans un parking souterrain dans la localité de
Villajoyosa.

La
répression elle aussi devient systématique dans les deux camps.
L'appareil
judiciaire ne lésine pas sur les condamnations, plus de 100 000
soldats ont été inculpé en Ukraine depuis 2022. Le SBU, la police
spéciale a procédé, dans les régions de Kiev, Dniepropetrovsk,
Odessa, Poltava et Kharkiv, à l’arrestation musclée de militants
présumés du RFU, Front Ouvrier d’Ukraine.
Le
6 mars 2022, selon le ministre
ukrainien des Affaires étrangères Dmytro
Kouleba, plus de vingt mille personnes de cinquante-deux pays se
sont portées volontaires pour se battre pour l'Ukraine ;
plusieurs milliers d'autres auraient rejoint les rangs après cette
annonce5.
Il n'a pas mentionné le nom des pays d'origine des volontaires,
affirmant que certains pays interdisent à leurs citoyens de se
battre pour d'autres pays1.
(wikipédia)
.Fin
février, le président Macron a chargé le Ministère des Armées
d’étudier la question de l’envoi de forces de la Légion Étrangère française en Ukraine.
G.
Bad le 26 03 2025
Voir
aussi :En
Ukraine comme en Russie, les désertions vont se multiplier.
Notes