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2026 Alencontre
Contre le narratif victimaire des néofascistes : la liste des victimes de l’extrême droite depuis 2022
13 février 2026Antifascisme, Extrême droite, Nos articles favoris
Le 12 février à Lyon, un groupe de militants et militantes d’extrême droite a attaqué un meeting de Rima Hassan. Comme à chaque fois que les néofascistes s’en prennent à un événement de gauche, la police laisse faire. Elle contraint donc les organisateurs et organisatrices de ces événements à constituer des services d’ordre pour se défendre.
La réciproque n’est pas vraie : quand des manifestations s’opposent à des meetings d’extrême droite, l’État déploie d’énormes dispositifs policiers pour les protéger et réprime les mobilisations antifascistes. Toujours est-il qu’à Lyon, inévitablement, une rixe a éclaté, et un militant identitaire est entre la vie et la mort.
Puisqu’un narratif victimaire est déjà en train de se propager dans les médias de Bolloré, présentant les agresseurs comme d’innocentes victimes des «antifas», il nous faut rappeler que l’extrême droite tue, mutile et terrorise en toute impunité depuis des années. Voici une liste non exhaustive de crimes racistes et fascistes commis par l’extrême droite depuis 4 ans. Aucun n’a fait la Une des médias. Aucun n’a provoqué de polémique nationale.
19 mars 2022, Paris.
Des néo-nazis agressent un homme racisé en pleine rue, des injures racistes fusent. Il s’avère qu’un rugbyman argentin à la carrière internationale, se trouve à proximité et s’interpose. Il s’appelle Federico Martín Aramburú. Avec son ami, ils sont roués de coups par les nervis racistes. L’un d’eux, Loïk Le Priol, ancien du GUD – groupuscule violent d’inspiration fasciste, exhibe un brassard de police. Puis il revient armé, dans une jeep, et abat de plusieurs balles dans le dos Federico Martín Aramburú. Le père de famille meurt sur le coup.
Loïk le Priol tente de s’enfuir en Ukraine. Lui et ses complices possédaient des armes, des objets nazis et des contacts au sein de la police. Cette affaire, en pleine campagne présidentielle, subit une omerta médiatique presque totale.
Juin 2022, à Lyon.
Le chef des identitaires, un certain Adrien Lasalle, poignarde deux hommes en pleine rue, dont un à la gorge. Le crime a lieu vers minuit. Le néonazi s’était rendu dans un quartier réputé «de gauche» et s’en était pris à deux jeunes hommes de 18 et 23 ans. Ivre, l’agresseur a ensuite frappé les policiers venus l’arrêter et a terminé au poste. Il vient de commettre une double tentative de meurtre.
9 décembre 2022, Charleville-Mézières.
Un retraité raciste abat son voisin, Mahamadou Cissé, d’une balle de fusil à pompe. Le Procureur qualifiera ce crime raciste de «meurtre par exaspération» et remettra le tueur en liberté. L’accusé, un ancien militaire, était membre des commandos marines et avait participé à la Guerre d’Algérie.
23 décembre 2022, Paris.
William Malet, militant d’extrême droite se rend avec une arme à feu au Centre Démocratique Kurde à Paris. Il assassine 3 personnes par balles et en blesse 4 autres. En décembre 2021, à Paris déjà, le même William Mallet avait essayé de tuer des réfugiés soudanais au parc de Bercy à coups de sabre, trois jours après un grand meeting de campagne d’Eric Zemmour. Il était pourtant en liberté.
26 décembre 2022, Évry, en banlieue parisienne.
Un homme de 61 ans tire sur une jeune fille de 13 ans, d’origine maghrébine, qui rentrait chez elle. Il était connu de son voisinage pour ses propos racistes. En garde à vue, affirme qu’il voulait rendre hommage à l’homme qui avait assassiné par balles trois militants kurdes deux jours plus tôt.
17 novembre, 2023, dans le Val-de-Marne.
Un retraité attaque un jardinier franco-algérien qui nettoyait des branches chez une cliente, près de chez lui. L’homme profère des cris racistes avant de planter un coup de cutter dans la gorge de Mourad, causant une plaie très profonde au cou.
Si la victime n’avait pas eu le réflexe d’esquiver la lame, sa jugulaire aurait été tranchée, il serait mort en quelques instants. L’agresseur raciste bénéficiera d’une clémence hallucinante de la justice.
25 juin 2024 à Thiais, dans le Val-de-Marne.
Un chauffeur de bus scolaire non-blanc est victime de menaces de mort, d’insultes et d’une tentative de meurtre de la part d’un automobiliste. Ce dernier refuse de partir d’une place réservée aux bus scolaires devant une école maternelle, alors que le chauffeur devait se garer sur cette place.
L’automobiliste crie: «J’en ai marre des gens comme vous, bougnoules et renois, moi je vote RN, je vais te tuer, je vais te massacrer, je vais vous éradiquer». Puis il percute délibérément avec sa voiture le chauffeur de bus au niveau des jambes. Ce dernier est miraculé.
31 aout 2024, près de Dunkerque.
Djamel Bendjaballah, père de famille maghrébin, est assassiné par un militant d’extrême droite nommé Jérôme Decofour. Ce dernier a écrasé Djamel volontairement. Le tueur était membre d’une milice raciste nommée «Brigade Française Patriote», il avait harcelé et menacé de mort à de nombreuses reprises la victime par le passé. Sans réaction de la police.
20 novembre 2024, dans les Vosges.
Rochdi Lakhsassi, commercial d’une trentaine d’années, est froidement abattu de deux balles dans le dos par un habitant à Chavelot dans les Vosges, alors qu’il faisait du démarchage pour son entreprise. Le meurtrier, Noël Richard, 71 ans, a délibérément visé la victime.
14 décembre 2024, dans le Nord.
Paul, habitant de Dunkerque âgé de 22 ans, démarre sa voiture, lourdement armé, pour aller commettre une série d’assassinats. Il tue d’abord trois personnes, puis se rend devant un campement d’exilés. Il assassine deux hommes de nationalité iranienne, âgés de 19 et 30 ans, qui se nommaient Mustafa et Ahmid. Il ne les connaissait pas. C’est ici qu’il termine son escapade meurtrière, avant de se rendre dans une gendarmerie.
16 février 2025, Paris.
Une trentaine de néo-nazis, dont certains portent des casques de moto, attaquent les locaux de l’Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie. Il y a alors la projection d’un film contre l’extrême droite. Les agresseurs hurlent «Paris est nazi», ils tabassent les participant-es et poignardent un syndicaliste de la CGT, dont le pronostic vital est temporairement engagé. Deux personnes sont hospitalisées.
25 avril 2025, à La Grand-Combe.
Dans cette petite ville de 5.000 habitants dans le Gard, au petit matin, un certain David entre dans la mosquée où se trouve Aboubakar Cissé, qui fait le ménage. Au moment où Aboubakar s’agenouille pour prier, David sort un grand couteau de cuisine et le poignarde violemment : ventre, bras, visage, jambes, dos. 50 coups de couteau. L’assassin prend des photos de la victime avec son téléphone et s’écrie «Je l’ai fait, ton Allah de m**… Je vais me faire arrêter, c’est sûr».
30 mai 2025, Alès.
Une descente néo-nazie vise un bar militant de la ville. «J’ai vu une dame âgée se faire étrangler et gazer à bout portant» explique une personne présente sur place. Les néo-nazis ont frappé sans distinction, blessant une vingtaine de clients. Un militant cheminot PCF, tabassé, a été hospitalisé en urgence.
31 mai 2025, Puget-sur-Argens dans le Var.
Hichem Miraoui, un tunisien, âgé de 46 ans et coiffeur de profession, est assassiné chez lui par son voisin raciste. Ce dernier, Christophe B. a débarqué armé dans l’appartement où avait lieu une soirée. Il a assassiné Hichem et blessé par balles deux autres personnes.
L’attentat est revendiqué politiquement et affiché, par ses publications et des vidéos, son soutien sans aucune ambiguïté au Rassemblement National et aux identitaires. Il assène en vidéo : «Tenez-vous à carreau les bicots, car des mecs comme moi, il va y en avoir plein, plein, tenez-vous à carreau».
15 août 2025, à Royère-de-Vassivière.
Lors d’une fête de ce village de 500 habitant-es, un homme est agressé aux cris de «Sale Noir, tu n’as rien à faire ici». Les amis du jeune homme tentent de s’interposer, mais ceux-ci se font «tour à tour injurier, frapper, étrangler, pousser au sol». Une victime perd connaissance.
Alors qu’elles tentent de quitter les lieux, les victimes subissent une chasse à l’homme raciste. Les agresseurs avinés, dont un élu municipal et le président de la société de chasse locale, les poursuivent dans un pick up en continuant à les insulter, hurlant «la chasse au n**** est ouverte».
Décembre 2025, Nice.
Une bande d’une quinzaine de nervis d’extrême droite sème la terreur. Un groupe de 5 amis, venu boire des coups, se fait attaquer par ces derniers, cagoulés, après s’être fait insulter de «sales bougnoules». Une victime raconte s’être fait «shooter de partout» avant que des passant·es n’interviennent.
18 janvier 2026, Toulouse.
Deux étudiants voient débarquer dans leur appartement un voisin armé leur criant «On ne veut pas d’étrangers, c’est nous qui payons la CAF [..] Je ne donne pas mon nom à des Arabes».
19 janvier 2026, Décines-Charpieu, près de Lyon.
Un lycéen de 17 ans d’origine syrienne est attaqué puis tabassé par 3 hommes cagoulés, avant d’être tailladé au visage par des lames de rasoir. Le tout accompagné d’un torrent d’injures racistes : «Sale Arabe», «Sale Musulman».
Ce décompte est incomplet, car il ne recense que des cas dont a parlé la presse locale, et que nous avons pu recenser. Beaucoup d’autres faits sont probablement passés sous nos radars et ceux de la presse. Nous n’avons compilé ici que les violences physiques contre les personnes, mais pas les incendies de mosquées, tags racistes et menaces, qui se comptent par centaines.
Nous n’avons pas non plus listé les projet d’attentats fascistes et démantèlements de groupes d’extrême droite lourdement armés. Certains s’apprêtaient à passer à l’acte contre des juifs, des musulmans ou des personnalités politiques de gauche. Rien que dans cette liste, en moins de 4 ans donc, nous comptabilisons au moins 11 décès et une vingtaine de blessés graves par balle ou arme blanche qui ont du être hospitalisés. Un bilan terrible, et méconnu de l’écrasante majorité de la population.
Ajout au 14 février : Nous le précisions dans l’article, il fallait forcément qu’on en oublie tant l’extrême droite se déchaîne ces dernières années. On peut donc ajouter à ce décompte macabre une balle dans la tête d’un homme à Paris par Martial Lanoir, militant fasciste et complotiste, en mai 2022, ainsi que le meurtre d’Ismaël Aali, retrouvé dans un étang de Lyon en janvier dernier après une altercation aux motivations racistes.
Ajout du 16 février : Le 22 février 2024, sur la commune de Chenex en Haute-Savoie, une femme Rom était assassinée. Elle s’appelait Angela Rostas, elle était enceinte de 7 mois. Un chasseur raciste s’amusait à tirer sur des caravanes de Rom, il l’a abattue devant sa famille. Nous en parlions ici.
IA : course à la puissance
N° 962 28/01/2026 Les États-Unis et la Chine rivalisent pour développer le plus rapidement possible ladite Intelligence Artificielle (IA) dont les usages multiples tendraient à accroître la puissance économique et militaire pour parler comme dans le poste en franglais le soft power et le hard power.
Il est difficile de distinguer, dans l’ambiance de plus en plus folle et de plus en plus anxiogène autour de l’IA, ce qui relève du bluff de ce qui relève de vraies potentialités. En tout cas, la chose certaine reste que pour développer l’IA, il faut une quantité astronomique de données qu’il faut stocker dans des centres de données (data centers). Et ces centres sont très gourmands en énergie électrique, ce qui fait qu’une simple requête chat-gpt si elle épargne de la matière grise humaine, elle dépense une énergie, sans doute utile à d’autres emplois mais là n’est pas la question.
Ainsi, Nvidia (microprocesseurs) et OpenAI (propriétaire de ChatGPT) ont annoncé des investissements de 100 milliards de $ pour construire des centres de données qui réclameraient une puissance installée de 10 GW (à titre de comparaison, le parc nucléaire français représente 63 GW). Google a annoncé déjà en octobre 2025 un accord avec un électricien pour rouvrir une centrale nucléaire pour alimenter son site de données pour développer son IA (GEMINI). Microsoft envisage de se payer le redémarrage de… Three Mile Island1.
La Virginie accueille un pôle mondial de centres données qui exigent 6,2 GW de puissance pour un total de 29 GW pour l’ensemble de l’État (dont la moitié sont des GW produits avec du gaz). Le président Trump a annoncé 500 milliards de dollars d’investissements privés pour les centres de données.
Il ne pouvait faire moins alors que la Chine, de son côté, a lancé un plan IA+. Une démarche, qui semble un brin plus rationnel2 avec une préoccupation liée aux impacts sur les emplois et une dénonciation de la culture du secret autour des algorithmes et les « hallucinations » des modèles IA. Apparemment après l’arrivée surprise de l’IA chinoise Deepseek (concurrent de ChatGpt), la Chine a pris le temps de prendre un peu de retard, lié en partie aux embûches sur l’accès aux composants électroniques mises en place par les puissances occidentales.
D’une certaine manière, les annonces tonitruantes américaines s’expliquent sans doute aussi par des considérations financières car si les entreprises de l’IA sont valorisées à l’extrême en Bourse, pour l’instant elles rapportent relativement peu. La machine à rêves fonctionne aussi à plein régime.
La bataille est donc bien engagée autour des enjeux de maîtrise des techniques IA entre les deux premières puissances mondiales. Un front parmi tant d’autres si bien qu’il est difficile de décider quelle est la mère des batailles.
1 https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/surete/deroulement-laccident-0
2 La Chine enclenche son plan "IA+" pour devenir la première nation tech au monde
Alex Pretti a-t-il été la cible d'un assassinat prémédité?
Des indices de preuve émergent qui indiquent fortement que le meurtre de l’infirmier en soins intensifs Alex Pretti le 24 janvier à Minneapolis était un assassinat ciblé commis par les forces paramilitaires du gouvernement Trump pour terroriser les citoyens de Minneapolis qui s'opposent à leurs activités criminelles et les filment.
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L'Association des infirmières de l'État de New York (NYSNA) a revu à la baisse ses revendications salariales et conclu un accord visant à identifier les « économies potentielles » dans le régime de soins de santé.
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Iran. «Des centaines de blessures oculaires par balle recensées dans un hôpital iranien alors que la répression des manifestations s’intensifie»
Par Deepa Parent et William Christou À Téhéran, les médecins font état d’un personnel médical débordé alors que la répression violente s’intensifie. Un ophtalmologue de Téhéran a recensé plus de 400 blessures oculaires par balle [Lire….]
La France Enregistre Un Record De Pauvreté Sur Trente Ans
ByFlavien Bordeleau
Juin 12, 2025
Le 7 juillet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié son nouveau rapport annuel, selon lequel « en 2023, la part de la population française vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de près de 650 000 personnes par rapport à 2022 et a atteint 15,4 %, soit le taux le plus élevé depuis 1996, date à laquelle ces statistiques ont commencé à être établies » .
9,8 millions de Français se sont retrouvés sous le seuil de pauvreté, fixé à 1 288 euros par mois et par personne, soit 60 % du revenu médian. L’augmentation de la pauvreté est particulièrement marquée parmi les familles monoparentales : 34,3 % de ces ménages se sont retrouvés sous le seuil de pauvreté en 2023.
D’une part, cela s’explique par l’augmentation du nombre de micro-entrepreneurs déclarant de faibles revenus. D’autre part, cela s’explique par la suppression des aides au pouvoir d’achat que le gouvernement avait mises en place pour lutter contre la flambée des prix après le début de la guerre en Ukraine.
La moitié des personnes vivant sous le seuil de pauvreté disposent de moins de 1 041 euros par mois.
Les catégories les plus touchées par le niveau de pauvreté le plus élevé sont les chômeurs (36,1 %), les familles monoparentales (34,3 %), les personnes seules (20,3 %) et les travailleurs indépendants (19,2 %).
Dans le même temps, le niveau de vie des 10 % des citoyens les plus riches a augmenté de 2,1 %, principalement grâce à « l’augmentation des revenus financiers due à la hausse des taux d’intérêt et à la croissance des revenus d’investissement, notamment ceux provenant des placements et des assurances-vie », note l’INSEE, alors que « la dernière étape de l’exonération fiscale sur la résidence principale, qui a concerné en 2023 les 20 % des ménages les plus riches imposables ».
« Résultat : les inégalités en France s’accentuent et deviennent de plus en plus visibles, revenant pratiquement au niveau des années 1970. Les 20 % les plus riches percevaient des revenus 4,5 fois supérieurs à ceux des 20 % les plus pauvres.
L’ensemble des données pour l’année dernière n’est pas encore prêt, mais les analystes de l’Insee ont déjà indiqué que 12,7 % de la population de la Ve République se trouvait en situation de précarité matérielle et sociale en 2024. Pour des raisons financières, ces personnes ne peuvent pas couvrir les dépenses liées à au moins cinq des treize éléments de la vie quotidienne (chauffage du logement, achat de nouveaux vêtements, etc.).
En 2024, 855 sans-abri sont morts en France, soit plus qu’en 2023, selon le décompte de l’association Les Morts de la Rue, publié par France Inter lundi 19 mai. L’organisation, qui réalise ce recensement depuis 2012, a dénombré 855 décès de personnes ayant vécu « au cours des trois derniers mois précédant leur décès » dans des lieux « non destinés à l’habitation » ou dans des « structures d’hébergement d’urgence ou temporaires ». En 2023, 735 personnes étaient mortes dans la rue.
Selon l’ONG Les Morts de la Rue, l’âge moyen de ces 855 personnes était de 48 ans. Parmi elles, 19 étaient des enfants de moins de quatre ans. 703 hommes, 112 femmes, 40 personnes de sexe inconnu et une personne transgenre ont perdu la vie. « Ils sont morts sur la voie publique, dans des abris de fortune tels que des parkings, des cages d’escalier, des cabines de chantier ou dans le métro, ainsi que dans des établissements médicaux et des logements », indique le communiqué de presse de l’organisation.
Selon le rapport annuel du Fonds pour l’hébergement des personnes sans domicile fixe (anciennement Fonds de l’Abbé Pierre), le nombre de sans-abri en France est estimé à environ 350 000 personnes en 2025. Ce chiffre record est supérieur de 6 % à celui de 2023, où leur nombre s’élevait à 330 000, et plus du double de celui de 2012, où, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le nombre de sans-abri était de 143 000 personnes. Ce chiffre comprend les sans-abri, les personnes vivant dans des logements temporaires, des centres pour demandeurs d’asile ou dans des lieux non destinés à l’habitation (dans la rue, dans des tentes, dans des bidonvilles).
Les raisons de la forte augmentation du nombre de Français vivant sous le seuil de pauvreté, ainsi que du nombre de sans-abri, sont évidentes. De plus en plus de citoyens de la Ve République perdent leur emploi.
Au quatrième trimestre 2024, le taux de chômage en France a augmenté de 4 %, ce qui constitue un record pour les dix dernières années, selon le ministère du Travail.
« En moyenne, au quatrième trimestre 2024, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi (France Travail) et tenues de rechercher un emploi s’élève à 5 495 100 personnes en France. En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans emploi stable. – NDLR) a augmenté de 4,0 % au cours de ce trimestre et de 3,7 % en glissement annuel », indique le site web du ministère.
Depuis 2017, le budget militaire de la France ne cesse d’augmenter. En 2021, le gouvernement français a dépensé 49,4 milliards d’euros pour la défense. Le budget pour 2022 était encore plus élevé, les dépenses militaires atteignant 49,6 milliards d’euros. D’ici 2030, le ministère de la Défense prévoit un budget d’environ 70 milliards d’euros.
Mais il semble que cet objectif sera atteint bien plus tôt. En février 2025, le président français Macron a annoncé son intention de doubler le budget militaire du pays.
Eh bien, si la France continue à choisir « les canons plutôt que le beurre », il y a lieu de penser que le niveau de pauvreté en France va bientôt atteindre celui de l’époque de la Jacquerie.

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