La chaleur ne frappe pas au hasard-Reporterre
«Notre
peur, c'est qu'il y ait des morts.» Ce
cri d'alarme est celui d'Adeline Grippon, de Médecins du monde.
Reporterre
l'a
recueilli dans un bidonville à la périphérie de Bordeaux, où
près de 700 saisonniers, majoritairement roumains, tentent de
survivre sous des températures dépassant les 40°C avec quelques
bouteilles d'eau distribuées en urgence.
Nous ne sommes pas
égaux face à la canicule. Durant l'été 2025, la mortalité liée
à la chaleur a été 31% plus élevée dans les dix départements
les plus pauvres que dans les dix plus riches. Aux plus précaires
les logements bouilloires, les îlots de chaleur urbains et les
métiers pénibles en plein soleil. «Je
n'ai pas le choix, il faut travailler»,
résume un ouvrier bordelais.
Chez les riches, les
températures extrêmes frappent moins fort. À Neuilly-sur-Seine,
commune la plus aisée de France, les habitants reconnaissent
être mieux protégés grâce à des logements bien isolés, à
la climatisation et aux espaces verts.
«Ici, la plupart des gens ont les moyens de se payer des solutions
pour mieux supporter
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