lundi 30 mars 2026

G.Bad- La réindustrialisation passe par le réarmement et l'économie de guerre -.2026

 

Le mercredi 26 mars, le premier ministre de la France Sébastos Lecornu a tenu à l' Assemblée nationale un long discours sur le réarmements salvateur et créateur d'emploi. Ancien ministre de la défense notre bonhomme n' hésite pas à appuyer sur l' accélérateur des dépenses de guerres:

« Mesdames et Messieurs les députés, cette réponse ne peut pas être seulement budgétaire. Elle est aussi organisationnelle, elle est aussi juridique, elle est aussi nationale et donc politique, intellectuelle et culturelle. Car la réalité des crises contemporaines est claire. Elles sont rapides, hybrides, imprévisibles. Elles mêlent le militaire, l’économique, le cyber, l’informationnel, l’énergie. Elles visent nos intérêts, mais aussi nos capacités collectives à réagir. Elles se cumulent plus qu’elles ne se succèdent. Face à cela, l’État doit être prêt, se préparer, se mettre à jour. » 
Ce mettre à jour, se traduit par une augmentation du budget de la défense et par conséquent une augmentation des impôts et des restrictions budgétaires publiques.
« Nous prévoyons d’investir 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 milliards d’euros de la LPM votée en 2023.
C’est indispensable et je veux que chacun s’en rende compte, c’est colossal. Au total, c’est comme si le budget annuel des armées, au début des années 2000, avait été exclusivement consacré à l’achat de seules munitions. »
La réindustrialisation guerrière va même mobiliser le secteur privé ,un plan de 300 millions d' euros est prévu pour soutenir ses industries duales. Sébastos nous a annoncé la création d'une plateforme « France Munitions » qui sera financé par l' État et le privé. S.Lecornu nous dévoile enfin comment notre économie va se muter en économie de guerre1 :
« Au fond, il s’agit d’une même exigence : adapter un État conçu pour le temps de paix à un monde qui ne l’est plus tout à fait. »
Pour le moment il n y a aucune manifestation digne de ce nom contre le « réarment dit sécuritaire » se sauveur d' emplois ; au parlement le RN se met au garde-à-vous et en demande plus, quant à LFI elle a troqué le drapeau rouge de la commune de Paris pour le bleu blanc rouge des Versaillais il ne faut pas s' attendre à des actions d' ampleur de ce coté.
Au parlement tous s'alignent en faveur du réarmement salvateur, seul les divise son emploi et qui va payer comme le signal les échos

« La France insoumise (LFI) n'a pas clairement écarté une hausse des moyens réservés à la Défense, comme le demande le Premier ministre, Sébastien Lecornu. « Tout dépend pour quoi en faire, et comment cela est financé », répond le député Bastien Lachaud. Qui, à la tribune de l'Assemblée nationale, a déroulé la vision géopolitique de son parti, critiquant la « rhétorique belliqueuse » de l'exécutif face à la crainte d'un conflit imminent avec la Russie, qui relève du « bourrage de crâne » et de la « fuite en avant militariste ».(Les Echos-Assemblée Nationale)

Pas question en tout cas de s'aligner sur les demandes d'augmentation de budget militaire de Washington. Ou sur les besoins nécessaires à bâtir une défense européenne commune. Paris doit « affirmer sa voix singulière », a plaidé à la tribune le député de Seine-Saint-Denis, spécialiste des questions militaires de LFI. Notamment en développant la dissuasion nucléaire spatiale de la France - un concept cher à LFI - et en mettant en place une « conscription citoyenne » pour les jeunes, qui comprendra, entre autres, une « formation militaire initiale ».Assemblée Nationale

Du côté des Ecologistes, on se dit au contraire prêts à consentir un effort budgétaire pour les armées. Dans l'optique de « faire masse » au niveau européen pour « faire face » aux autocrates. Les écolos privilégient cependant une augmentation des dépenses moins rapide que le gouvernement, explique le député vert Damien Girard, qui préconise notamment de développer la réserve opérationnelle plutôt que le service militaire.Assemblée Nationale

La boucle est bouclée , patriotes de gauche ou patriotes de droite tous des criminels qui se cachent derrière le respect du droit international et des contrats

« La France doit respecter les accords de défense qui la lient à ses partenaires dans la région. Lorsqu’un allié est attaqué, la parole de notre pays ne saurait manquer. Il est légitime, et conforme à nos engagements, d’apporter une aide à caractère défensif, notamment face aux attaques de drones et de missiles. » La France insoumise

G.Bad

Voir :La mélasse juridique bourgeoise internationale

Encart

27 entreprises européennes dans le top 100 mondial

En 6e position de ce classement largement dominé par des entreprises américaines (41 sur 100), BAE Systems fait figure de leader européen de l'industrie de défense. Avec près de 30 milliards de dollars (27,6 milliards d'euros*) de recettes liés à la défense en 2023, cette entreprise britannique est l'un des plus grands fournisseurs mondiaux de systèmes de défense et de sécurité. Elle joue un rôle particulièrement important dans la production de l'Eurofighter Typhoon, un avion de combat européen développé en partenariat avec les Italiens de Leonardo et la branche défense et espace d'Airbus.

Ces deux dernières entreprises figurent, elles aussi, dans ce top 100. A la 12e place du classement, Airbus a enregistré 12,9 milliards de dollars de recettes liées à la défense en 2023 – ce qui constitue 18 % des recettes totales du groupe. La société franco-néerlandaise, dont le siège de la division défense et espace est situé en Allemagne, produit notamment des avions de transport militaire, tels que le C212 ou l'Airbus A400M Atlas.

Le groupe industriel italien Leonardo est lui considéré comme l'un des premiers constructeurs au monde d'hélicoptères civils. Il est aussi spécialisé dans l'électronique de défense et de sécurité, qui constitue près de la moitié de son chiffre d'affaires, en produisant des missiles, torpilles, radars et systèmes de communication. Le groupe a enregistré 12,4 milliards de dollars de recettes militaires en 2023, le plaçant à la 13e position du classement mondial.

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Thalès, Safran, Dassault… l'industrie française de défense bien représentée

Avec cinq entreprises dans le top 100, l'industrie de défense française est plutôt bien représentée dans ce classement (sans compter Airbus, considérée comme paneuropéenne). On retrouve ainsi Thalès (16e), Naval Group (32e), figurant parmi les leaders mondiaux de la construction de navires militaires, Safran (33e), spécialisé dans la propulsion aéronautique et spatiale, Dassault Aviation (46e) et ses Mirages et Rafales, parmi les meilleurs avions de combats au monde, ainsi que le Commissariat à l'énergie atomique (50e). Au total, les recettes de défense cumulées de ces firmes françaises atteignaient plus de 25 milliards de dollars en 2023.

Parmi les 27 entreprises européennes de ce classement, on retrouve également 7 sociétés britanniques, 4 allemandes, 3 paneuropéennes et 2 italiennes. La Suède, la Norvège, l'Espagne, la Pologne, la République tchèque et l'Ukraine comptent chacune une entreprise nationale dans ce classement.










1Dans ce cadre, une nouvelle usine de drones va être inaugurée dans l’Essonne et un gros distributeur d’État va être mis sur pied baptisé « France munitions ». Il s’agit d’assurer l’approvisionnement des armées françaises mais aussi des « alliés » et des exportations.

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