jeudi 8 janvier 2026

INFOBREF N°576-janvier 2026

 

INFOBREF N°576- Janvier-2026


Derrière le sécuritaire les fauteurs de guerre nous font le coup du petit chaperon rouge, le loup déguisé en grand mère aiguise ses couteaux et veut nous plonger dans les abîmes de la guerre et de la misère.



Des usines de drones à la place de celles d’électroménager ? Au lendemain de la prononciation de la liquidation de Brandt, les pouvoirs publics répètent qu’ils ne laisseront pas tomber les salariés du groupe, malgré l’échec du projet de Scop.Le Centre-Val de Loire, où se trouvent les deux usines du groupe, près d’Orléans (Loiret) et à Vendôme (Loir-et-Cher), est une région « dont l’ADN est très, très marqué par les industries de l’armement », a déclaré vendredi le président de la Région, François Bonneau. Il se demande s’il n’y aurait « pas la possibilité de mettre en place une fabrication de drones ».

Se disant attentif à la «maîtrise des coûts», Stephan Français a précisé que son projet commencerait avec «150 salariés» dès l’année prochaine. «Après, progressivement, si les résultats sont là, on embauchera», a-t-il affirmé, évoquant «jusqu’à 250 salariés sur un plan à cinq ans». Pour mener à bien son projet, l’homme d’affaires a évoqué un budget de 25 millions d’euros. La mairie d’Orléans a précisé à l’AFP que 9 millions d’euros seraient apportés par des entités publiques et qu’un tour de table avec les banques était en discussion.

L’entreprise, centenaire et emblématique du patrimoine industriel français, pâtit depuis plusieurs décennies des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager. Elle est passée au gré des rachats et liquidations judiciaires entre les mains de l’Israélien Elco, puis celles de l’Espagnol Fagor, avant d’être repris en 2014 par le groupe algérien Cevital.



En Ariège comme ailleurs, contre la mort programmée des petits paysans,

vive (…)

En Ariège, un exemple de la manière de sacrifier les petits paysans

En Ariège, l’État a déployé des centaines de gendarmes/CRS pour imposer l’abattage d’un troupeau au nom de la « politique sanitaire ». Mais derrière le sanitaire, il y a la logique froide du capital : protéger le statut commercial « indemne », préserver les flux, sécuriser l’export — et faire payer la casse aux petits.

Depuis la crise de valorisation ouverte en 2007-2008, le grand capital compresse tout : il concentre la terre, industrialise l’agriculture, transforme la paysannerie en variable d’ajustement.

Contre cette guerre sociale menée sous uniforme, une riposte s’impose : comités de petits paysans, fermiers et ouvriers agricoles, organisés localement, pour diriger la lutte, imposer la transparence foncière, bloquer les chaînes agro-industrielles, et reprendre collectivement la main sur les choix agricoles.

Ariège, abattage et matraque : la crise de valorisation exécute la paysannerie

Ce qui s’est joué à Bordes-sur-Arize n’est ni un accident, ni une erreur de gestion, ni un excès ponctuel de l’État. C’est une séquence parfaitement cohérente avec la phase actuelle du capitalisme. Une décision descend de l’appareil d’État, adossée à un cadre réglementaire verrouillé, et s’impose par la force lorsque les producteurs refusent de s’y soumettre. La police ne vient pas “maintenir l’ordre” : elle vient garantir l’exécution d’une décision économique.

Cette scène dit une chose simple : quand la valorisation est menacée, la paysannerie devient sacrifiable.

1) Depuis 2007, la logique est celle de la purge productive

La crise ouverte en 2007-2008 n’a jamais été surmontée. Elle a transformé durablement le fonctionnement du capitalisme mondial. L’objectif n’est plus l’expansion, mais la sécurisation : sécuriser les débouchés, les normes, les chaînes logistiques, la circulation des marchandises. Dans ce cadre, toute forme de production jugée instable, hétérogène ou insuffisamment capitalisée devient un problème à traiter.

L’agriculture est l’un des secteurs où cette logique s’exprime avec le plus de brutalité. La disparition continue des exploitations, l’agrandissement des surfaces, la concentration du travail et du foncier ne sont pas des dérives : ce sont des mécanismes de sélection. La petite paysannerie n’est pas en difficulté parce qu’elle serait “mal adaptée” ; elle est éliminée parce qu’elle entrave la standardisation nécessaire à la valorisation.

La crise sanitaire n’introduit rien de nouveau. Elle accélère, elle légitime, elle exécute.

2) Le sanitaire comme langage de commandement

La “politique sanitaire” est présentée comme une nécessité scientifique neutre. En réalité, elle fonctionne comme un régime d’exception permanent, permettant de trancher vite, partout, sans discussion. Catégorisation des maladies, éradication immédiate, périmètres, interdictions de mouvement : ce dispositif ne vise pas d’abord à protéger les producteurs, mais à empêcher toute perturbation durable de la circulation marchande.

Le lien est explicite : perdre un statut sanitaire, c’est perdre des marchés. Dans une économie agricole dépendante de l’export et insérée dans une concurrence internationale féroce, ce risque est jugé inacceptable. Le choix est donc fait en amont : mieux vaut détruire des troupeaux et des exploitations que fragiliser la position commerciale globale.

La science n’est pas niée ; elle est subordonnée. Elle devient l’argument technique d’une décision déjà prise au nom de la valorisation.

3) L’État n’arbitre pas : il garantit la valorisation

Dans cette séquence, l’État n’est pas un médiateur entre producteurs et expertise. Il agit comme garant de la continuité du capital. Le préfet, le ministère, puis les forces de l’ordre déroulent une chaîne de commandement conçue pour qu’aucune résistance matérielle ne bloque l’exécution.

La présence de CRS, de blindés et de grenades n’est pas un débordement. Elle est la preuve que la décision est socialement inacceptable et qu’elle doit être imposée. La violence n’est pas accidentelle : elle est fonctionnelle.

4) Terre, propriété et classes agricoles : la base matérielle du conflit

La question foncière est centrale. La terre se concentre, se patrimonialise, se loge dans des montages sociétaires qui éloignent l’outil de production de celles et ceux qui travaillent. Le fermage domine, la propriété se dissocie de l’activité, la terre devient actif.

Ce mouvement restructure profondément le monde agricole en classes distinctes :

  des structures capitalisées, intégrées à l’agro-business ;

  des fermiers dépendants du foncier, du crédit et des normes ;

  des ouvriers agricoles, permanents ou saisonniers, surexploités et invisibilisés ;

  et une petite paysannerie en voie de disparition, écrasée par l’inégalité d’accès à la terre et au capital.

Parler d’“unité paysanne” sans voir ces rapports de classe revient à désarmer politiquement la lutte.

5) Ariège : un cas d’école

À Bordes-sur-Arize, une famille est brisée, un troupeau est abattu, une région s’embrase. Les blocages se multiplient, les lycées agricoles entrent dans la lutte, la colère s’étend. Cela montre une chose : la base matérielle refuse la hiérarchie des priorités imposée. La réponse de l’État — répression, sécurisation, poursuite de l’abattage — confirme le diagnostic : quand les flux sont en jeu, la contestation n’a pas droit de cité.

6) Pourquoi les réponses existantes ne sont pas à la hauteur

Face à cette situation, plusieurs forces prétendent incarner une alternative. Aucune ne répond au niveau réel du problème.

Les Soulèvements de la Terre parlent de la terre comme d’un objet à défendre, jamais comme d’un rapport social de production. Leur écologie est hors travail réel, hors classe, hors pouvoir. Ils contestent des usages, mais pas l’instance qui décide de ces usages. Leur radicalité d’action masque une absence de perspective de gestion collective de la production.

La Coordination rurale capte une colère légitime, mais la détourne vers une impasse réactionnaire. Elle dénonce l’État et les normes, sans jamais remettre en cause la logique concurrentielle et la valorisation capitaliste qui détruisent les petits producteurs. Elle gomme les différences de classe au sein du monde agricole et défend, sous couvert d’unité, les intérêts des plus forts.

La Confédération paysanne identifie correctement la concentration et la violence du modèle agro-industriel, mais reste enfermée dans un syndicalisme de négociation. Elle croit encore à l’aménagement des normes et à la concertation, là où l’Ariège montre que quand l’État a décidé, il ne négocie pas. Elle défend ce qui disparaît, sans construire l’organe capable d’en inverser le cours.

Ces trois courants ont un point commun décisif : ils évitent la question du pouvoir sur la production.

7) Sortir du piège : ni l’État, ni ses normes

Le piège idéologique consiste à imposer une alternative factice : accepter la norme ou nier la maladie. Cette alternative est mensongère. Il est possible de protéger les animaux et les producteurs sans transformer chaque crise en opération de purge sociale. Ce qui l’empêche, ce n’est pas la science ; c’est la subordination totale de l’agriculture à la valorisation.

Il ne s’agit donc pas d’améliorer les procédures, mais de rompre avec la hiérarchie actuelle des priorités.

8) Comités de paysans, fermiers et ouvriers agricoles : reprendre le contrôle

La seule issue réaliste passe par l’auto-organisation. Des comités de petits paysans, de fermiers et d’ouvriers agricoles, ouverts à la population, doivent se constituer partout où la production est menacée. Leur rôle n’est pas consultatif. Il est dirigeant.

Ces comités doivent :

 organiser la lutte et le rapport de force ;

  contrôler collectivement les décisions sanitaires, les tests, les calendriers et les indemnisations ;

  décider des modalités de production et de protection en fonction des besoins réels ;

  lier la production agricole aux besoins de la population (alimentation, prix, accès) ;

  bloquer les chaînes agro-industrielles lorsque celles-ci servent à liquider les producteurs.

Il s’agit de se passer de l’État et de ses normes, qui ne servent que les intérêts du grand capital, et de poser un autre principe : la production agricole contrôlée par celles et ceux qui produisent, en lien direct avec la population, hors export, hors concurrence destructrice, hors valorisation.

Ce que révèle l’Ariège, c’est que toute attente envers une “bonne décision” venue d’en haut est une illusion. La seule perspective sérieuse est celle d’un pouvoir collectif des producteurs et des ouvriers agricoles sur la terre, la production et les choix sanitaires. C’est là que commence une agriculture libérée de la logique du capital.

S’il y a un soulèvement, il ne faudra pas être étonné !



Quand la nationalisation refait surface

La nationalisation d’Arcelor Mittal est une revendication portée à Dunkerque par la CGT depuis plus d’un an et relayée dans un contexte pré-électoral par les partis de la gauche parlementaire, LFI en tête. Elle refait surface à chaque restructuration, mais cette fois, les députés l’ont adoptée en première lecture le jeudi 27 novembre 2025. Pour autant, il y a peu de chances que le texte passe l’épreuve du Sénat où la droite et le centre sont majoritaires.

Au début des années 70, la nationalisation des secteurs clés figure au « Programme commun de gouvernement » élaboré à l’époque par le PS et le PCF. A la fin de la décennie, avec « la crise de la sidérurgie », elle devient le cheval de bataille de la CGT d’Usinor qui tient pour slogan « Une seule solution, la nationalisation. » Elle aura bien lieu, une fois la gauche arrivée au pouvoir. 
A l’époque, le SLT (Syndicat de Lutte des Travailleurs d’Usinor-Dunkerque)(9), créé à l’initiative de militants sortis de la CGT et d’un certain nombre d’autres évincés de la CFDT alors en plein recentrage, en posent les limites et affirment : « la nationalisation ne donne pas forcément de perspective de lutte.»(10) A l’heure actuelle, dans une période de recul, la nationalisation semble offrir aux yeux de certains une garantie face à un avenir plus qu’incertain.

La nationalisation et ses enseignements

Revenons donc sur un épisode survenu au sein de l’entreprise tout juste nationalisée. Le 4 juin 1982, une projection d’acier atteint cinq travailleurs en poste sur machine de coulée continue de l’aciérie numéro 2. Deux d’entre eux meurent, l’un une heure après l’accident, l’autre cinq jours plus tard. Immédiatement, un rapport de force s’engage qui oppose le SLT à la direction d’Usinor. Le syndicat pointe l’entière responsabilité de celle-ci dans la mort de ces deux ouvriers. La hiérarchie de l’usine réagit en orchestrant un coup monté à l’encontre d’un délégué qu’elle met à pied puis parvient à licencier en passant outre la décision de l’inspecteur du travail (11). La gauche est alors au pouvoir, c’est elle qui a nationalisé l’usine et comme à son habitude, elle se rangera du côté de l’ordre et de la justice de classe.

Le 26 février 1983, Pierre Mauroy interpellé par les militants du SLT lors d’un conseil municipal à la mairie de Lille salue « la lutte des travailleurs d’Usinor. » A gauche, on parlait volontiers de « nouvelle citoyenneté dans l’entreprise », c’était l’époque des lois Auroux… Mais qu’à cela ne tienne, au même moment, le cabinet du premier ministre tranche en faveur des patrons. Dans une lettre adressée au SLT, celui-ci décide que: « Le gouvernement respecte l’autonomie de gestion des entreprises nationalisées et n’a pas l’intention d’intervenir dans les rapports sociaux à l’intérieur de ces entreprises.» Les rapports sociaux d’exploitation, c’est justement ce à quoi la gauche ne s’attaquera jamais, nationalisation ou pas !

En mai 1977, des militants du parti communiste d’Usinor organisaient un référendum en faveur de la nationalisation à la sortie du site. L’un d’entre-eux l’avait compris, méditant que : « Même si on arrive à se débarrasser du patronat de la sidérurgie, les cadres et la maîtrise seront toujours là… »

extrait de la mouette enragée -Boulogne-sur-mer, le 18/12/2025

 

 

  • "Livret Ae fléché", "emprunt national"... Comment l'État peut mobiliser l'épargne des Français vers l'armement

Publié le 06/03 à 12h22

BFM Business Frédéric Bianchi , Journaliste BFM Éco

Emmanuel Macron a évoqué le besoin de "nouveaux financements privés" pour la défense. Si les institutions financières semblent être la priorité, l'épargne des Français pourrait aussi être mise à contribution.


"La patrie a besoin de vous, de votre engagement." Mercredi, Emmanuel Macron a évoqué, lors de son allocution, "de nouveaux choix budgétaires et des investissements supplémentaires qui sont devenus indispensables."

La pays envisagerait d'augmenter significativement ses dépenses en matière de défense pour faire face aux menaces de la Russie dans un contexte de nouvelle donne mondiale depuis la suspension de l'aide à l'Ukraine par les États-Unis.

Sur les réseaux sociaux, le chef de l'État a envisagé de passer de 2 à 5% du PIB les dépenses militaires de la France. Un effort colossal au regard de ce que le pays consacre depuis des années à sa défense.

"Pour donner la mesure d’un choc budgétaire de trois points de PIB en faveur de la défense, il faut avoir à l’esprit qu’une telle progression représente une somme de 90 milliards d’euros, explique Julien Damon, directeur de la société de conseil Eclairs, professeur associé à Sciences Po. Celle-ci correspond à un quart des dépenses de retraite, ou à un tiers des dépenses de santé, ou encore à l’intégralité des dépenses pour la famille et contre la pauvreté."

Où trouver ces dizaines de milliards d'euros dans un contexte de restrictions budgétaires et d'endettement public record?

D'abord les investisseurs

Pour Éric Lombard la priorité est d'abord de convaincre les investisseurs.

"C'est sur une base volontaire, expliquait ce mardi sur FranceInfo le ministre de l'Économie. On souhaite mobiliser les acteurs privés, les investisseurs, les compagnies d'assurance et les banques."

Problème: les institutions financières seraient rétives en Europe à financer canons et obus. Les normes européennes notamment celles concernant l'investissement environnemental, social et de gouvernance (ESG) font peser sur elles des risques en cas de financement d'armes dites "controversées".



Mais ce n'est pas la seule source de financement évoquée par l'exécutif. Emmanuel Macron a ainsi relancé l'idée de créer des "produits d'épargne" et de "faire appel à la nation" pour financer des programmes de défense.

Du côté de Bercy on confie travailler à des "financements innovants" pour ne pas augmenter les impôts mais on reste très vague.

Évidemment, la question de la mobilisation de l'épargne des Français refait surface. D'autant que le bas de laine n'a jamais été aussi gros. Plus de 6.200 milliards d'euros de placements financiers et un taux d'épargne qui reste à des niveaux records, à près de 18% des revenus.


Le parti-pris : L'épargne des Français pour financer la défense ? - 20/02

4:47

C'est du côté des livrets d'épargne règlementée qu'on pourrait aller puiser. L’encours sur les deux produits les plus populaires (le livret A et le LDDS) s’élève désormais à 603,1 milliards d’euros. Est-il possible flécher les investissements des sommes de ces livrets d'épargne vers l'industrie de l'armement?

Interrogé sur le sujet, le ministre de l'Économie ne s'y montre pas favorable.

"Dans les fonds du livret A il y a déjà des investissements dans des actions de sociétés françaises et certaines comme Airbus ont une part de l'activité dans la défense, rappelle Eric Lombard. L'idée de flécher une part plus importante ne me parait pas indspensable car il y a beaucoup d'autres sources de financement."

Les banques réfractaires

D'autant que les banques y sont elles aussi réfractaires. Selon elles, le problème de l'industrie de l'armement ne serait pas l'accès au crédit mais une sous-capitalisation.

"Le financement des besoins en fonds propres de la défense ne se réglera pas en fléchant ou en piochant dans l'épargne populaire, mais en réfléchissant au moyen d'attirer des investisseurs capables de prendre du risque", assure Maya Atig, la directrice générale de la Fédération bancaire (FBF) dans Les Échos.

Envisagée en 2023 par des députés et approuvée par le gouvernement, l'idée de flécher le livret A vers des prêts au secteur de l'armement avait de plus été retoquée par le Conseil constitutionnel. Pour des questions de forme cela dit, car la mesure avait été incluse dans la loi de Finance.

Reste que cette piste ne semble pas tenir la corde. À Bercy, on envisage plutôt la création d'un livret d'épargne dédié à ce type d'investissement. L'avantage d'un tel outil c'est qu'il ferait appel au volontarisme des Français. L'inconvénient c'est qu'il n'existe pas et qu'il faudra du temps avant qu'il produise des effets.

"Le problème, c’est qu’entre le moment où vous décidez de le créer, que les banques le markètent, le packagent, et que vous collectiez l’argent, il va se passer un certain temps, estime dans Le Parisien Christophe Plassard, député Horizons de Charente-Maritime à l'origine de l'amendement "livret A" de 2023. Avec le livret A, il y a juste besoin de flécher une partie de l’argent vers la défense."

De plus, ce nouveau livret devrait avoir un rendement très attractif, supérieur aux produits règlementés actuels, pour convaincre les épargnants de basculer une partie de leurs avoirs dessus.

Un emprunt national obligatoire?

Mais le gouvernement pourrait disposer d'autres outils pour mobiliser cette épargne populaire. Si pour l'heure cela n'a pas été évoqué, il reste toujours la solution de l'emprunt national. L'État y a eu largement recours au XXe siècle pour financer notamment des politiques de relance économique.

Le dernier en date remonte à 1993 sous le gouvernement Balladur. D'un montant record de 40 milliards de francs (10 milliards d'euros actuels), il avait pour but de fournir des liquidités au Trésor afin notamment de racheter une partie de la dette sociale. Il offrait un rendement de 6% sur 4 ans à une époque où le taux du livret A était à 4,5%.

Reste enfin une solution plus radicale encore: l'emprunt national obligatoire. L'État a pu y avoir recours dans son Histoire mais généralement en période de guerre. Le dernier en date remonte toutefois à 1983 sous le gouvernement Mauroy pour financer le tournant de la rigueur.

Concrètement il s'agit d'obliger certains Français à investir dans cet outil financier plutôt que d'augmenter leurs impôts. Cet "emprunt forcé" concernait les contribuables payant plus de 5.000 francs d'impôt par an qui devaient verser 10% de leur contribution fiscale. Il avait permis de récolter 14 milliards de francs, soit l'équivalent de 5 milliards d'euros actuels. Des sommes très loin de couvrir le besoin de financement du pays en matière de réarmement.

 Les nationalisations de la rente pétrolière

Pour rappel, L'Iran fut des 1901 le pays du Moyen -Orient qui va accorder à l' Australie une concession d' exploitation de l' or noire. Mais c' est surtout après la seconde guerre mondiale que le Moyen Orient deviendra la cible des affrontements pour s'approprier la rente pétrolière. L'octroi de concession aux puissances occidentales et aux nouveaux royaumes d'Irak et d' Arabie Saoudite . L'Iran, des 1933 va accorder une concession à l'Anglo-Iranian Oil Company (AIOC), qui dura jusqu'en 1951, date à laquelle la nationalisation de l' industrie pétrolière devient effective. Une grave crise éclata, alors les Soviétiques refusant de se retirer du nord du pays tant que Téhéran n'aurait pas accordé à la Russie une concession pétrolière préférentielle dans la région caspienne. Des négociations politiques menées aux Nations Unies, allaient conjuguées à la menace d'une confrontation militaire entre les Alliés, récemment victorieux.

Ces négociations ne masqueront que provisoirement les rivalités entre le Front national et le parti Tudeh, d'influence communiste. Le gouvernement de Mossadegh dut faire face à des défis internes, liés aux divisions qui apparaissaient parmi ses partisans, et à des pressions externes, notamment de la part de la Grande-Bretagne et des États-Unis, opposés aux nationalisations. La situation dégénéra en crise, aboutissant au coup d'État de 1953, orchestré avec la complicité des États-Unis, qui rétablit finalement le Shah au pouvoir et annula les politiques de nationalisations.

Au Venezuela

Depuis que D Trump a fait sa descente para militaire sur Caracas pour capturer Maduro et s' accaparer les ressources pétrolières du pays, afin de mener la guerre à la Chine.

bref historique de la situation.

C' est sous la présidence de Carlos Andrés Pérez, que "La Gran Venezuela", prévoyait la nationalisation de l'industrie pétrolière, le Venezuela a officiellement nationalisé son industrie pétrolière le 1er janvier 1976 sur le site du puits de pétrole Zumaque .

Contrairement à d'autres nationalisations, celle-ci a pour caractéristique de venir de l' étranger. les compagnies étrangères perdent la propriété des gisements, mais elles ne sont pas expropriées brutalement ; elles ne sont pas expulsées, elles deviennent des prestataires techniques, et, surtout, elles sont indemnisées. La nationalisation sera considérée par les américains comme une réussite technocratique, puisque PDVSA était dirigée par des cadres formés à l'occidentale, réinvestissait ses bénéfices et entretenait des liens étroits avec les marchés internationaux.

Voir -sur la rente prétrolière le livre de Roland Simon « Moyen-Orient 195-2002 » ed,Senonevero

Voir aussi Carbon democraty de thymti Mchel ed.





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